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The Monster Book of Monsters and Billywigs

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Elliot Scamander
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Mar 27 Déc - 22:21
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Elliot Scamander

Stephen Enjolras

Ce jour-là, Elliot Scamander devait dispenser un cours de Soins aux Créatures Magiques. Heureusement pour lui, la classe concernée était la sienne : les troisièmes années. Bien entendu, option oblige, ce cours était dit « interclasse » ce qui signifiait qu’il allait y avoir des Gryffondor, des Poufsouffle, des Serdaigle mais aussi des Serpentard. Toute une panoplie d’élèves aussi complexes et différents les uns des autres. Pas de quoi rassurer le pauvre jeune homme qui se demandait déjà comment allait se passer son heure. C’était sa première fois en tant que professeur et il était inutile de préciser que le Poufsouffle avait la boule au ventre.

Stressé, il avait même renversé une fiole de potion dans sa chambre. Heureusement, la mixture n’était ni toxique, ni hallucinogène ni même dangereuse. Comme quoi dans le malheur, il y avait parfois de la chance. Après avoir nettoyé le massacre, Elliot était presque prêt à partir. Avant cela, il devait s’habiller comme un professeur et non plus comme un élève. Avec son long manteau bleu, sa chemise accompagnée de sa veste, son nœud papillon et son écharpe jaune et grise, le jeune homme était fin prêt.

[…]

Le rouquin attendait donc à l’extérieur ses élèves. Il n’eut pas à attendre longtemps et son regard bicolore se posa sur les premières têtes qu’il vit. Ils étaient tous vêtus de noir mais bien entendu, quelques touches de couleur étaient présentes afin de représenter les différentes Maisons de Poudlard. Scamander n’eut aucun mal à reconnaitre le bleu de Serdaigle et le rouge de Gryffondor. Voilà les élèves les plus rapides. Enfin, les jaunes Poufsouffle et les verts Serpentard arrivèrent. Le groupe de Soins n’était pas si grand, ce qui était une chance pour le rouquin. Néanmoins, Elliot était tout de même intimidé par tous ces visages qui le fixaient. Le sorcier aurait même voulu pouvoir transplaner ailleurs mais il se rappela bien vite que le Directeur comptait sur son aide. De plus, en tant que descendant de Newton Scamander, il n’avait pas le choix.

Alors, il se concentra. Le sorcier ouvrit la bouche pour commencer son cours :

« Em bonjour… Je suis Elliot Scamander et-et je serais votre professeur de Soins aux Créatures Magiques. J’espère que… Que ces cours vous plairont. Sur ce, commençons. »

Cela n’avait pas été simple à dire. Ses cheveux étaient déjà plaqués sur son front à cause du stress. Le jeune Poufsouffle aurait tout donné pour ne pas être là… Mais, en voyant la cage en bois qui contenait sa créature, il se radoucit. Elliot ne devait pas flancher, il devait leur montrer ce formidable animal. Le sorcier agrippa la cage située derrière lui et il se replaça devant sa classe.

« Bien. Je vous présente la première créature magique de mes cours. Cet adorable animal est un Billywig, facilement reconnaissable grâce à sa superbe couleur saphir. »

Et voilà, le professeur était enfin dans son domaine.

« Cet insecte n’est pas dangereux mais quelle créature serait dangereuse de toute façon ? Vous n’avez rien à craindre avec les Billywigs, les Hippogriffes et tous les autres. Il faut simplement apprendre à les connaitre et c’est pour cette raison que ces cours existent. Mais je vous invite, s’il-vous-plait, à ouvrir vos Monstrueux Livres des Monstres avant tout. Erm, page 12. »

Pas peu fier, Elliot se balança ensuite un peu sur ses pieds. Puis il se souvint qu’il avait précisé dans la liste que les élèves pouvaient emporter un Monstrueux Livre des Monstres vivant. Ce dernier ressemblait à un ouvrage velu avec des yeux d’araignée. Evidemment, le descendant de Scamander adorait cet ouvrage qu’il considérait comme une créature à part entière. Certains d’entre eux pouvaient donc en avoir, chose qu’il fallait clarifier.

« Oh ! J’ai… J’ai précisé que vous aviez le choix pour votre livre. Un ouvrage classique ou un ouvrage vivant, ou encore les deux pour les plus assidus. Si vous avez des problèmes avec votre livre vivant, n’hésitez pas. Je suis em... Je suis à votre service. »

Suite à cela, le professeur balaya sa classe des yeux afin de voir si des sorciers étaient en difficulté.

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Stephen Enjolras
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Mer 28 Déc - 0:14
Ce jour-là était spécial pour Stephen Enjolras. Outre les cours habituels, aujourd'hui avait lieu la première leçon de l'option Soin aux Créatures Magiques. Sûr ce n'était pas la révolution à Poudlard, mais il est vrai que le jeune homme était assez impatient de se voir dispenser cet enseignement. Le fait de pouvoir découvrir des créatures magiques inédites et incroyables avait tout de suite attiré le sorcier. Il a toujours eu un certain intérêt avec les animaux, surtout depuis que ses parents lui avaient offert Marianne avant de partir pour le monde Magique. C'était donc le moment ou jamais pour approfondir cette possible passion.

Actuellement, la classe se déroulait dehors. Enjolras espérait que cela changerait bientôt, il commençait à faire vraiment froid dehors, lui qui n'aimait pas cela. Et en plus, malchance ! Le sorcier avait oublié son écharpe dans le dortoir de Gryffondor. Le temps lui manquait pour aller la récupérer, soit, il ferait sans pendant cette heure. Déjà, le trajet mis un certain moment, et Stephen arriva légèrement en retard, après pas mal d'élève.

Heureusement il n'avait pas raté le début, ce qui le rassura. Au début, le blond ne voyait pas qui pouvait être le professeur de la discipline, jusqu'à ce que ce-dernier pris la parole de manière un peu gauche. Enjolras tourna la tête et tomba sur leur interlocuteur. Ce qui le surpris en premier lieu, c'était de se retrouver face à un élève pour la place de l'enseignant. Peut-être même était-il en même année que eux tous, bien qu'un peu plus jeune.

C'était un jeune homme roux au regard un peu divaguant. Le pauvre stressait et avait un peu de mal à s'exprimer, ce que Enjolras trouva vraiment adorable. Il aurait aimé encourager ce petit, mais cela aurait été mal vu alors qu'il se présentait. Alors l'élève se contenta d'un grand sourire, et lorsque le regard plus jeune s'arrêta sur le sien, le Gryffondor aurait juré le voir rougir quelque peu. Si il avait affaire à une bande d'étudiant totalement inconnus au bataillon, au moins ce chanceux avait un long manteau bleu très classe, tandis que eux devaient traîner dehors dans la robe de sorcier la moins chaude du monde. Brrrr.

Bref. Il s'agissait donc de Elliot Scamander. Ce nom disait quelque chose au jeune homme, mais il n'arrivait pas à retrouver quoi. Par contre cette tête rappelait effectivement un élève de la Maison Poufsouffle s'il ne se trompait pas. Le rouquin s'apprêtait donc à débuter son cours, et Enjolras n'attendait que cela. Le professeur sembla retrouvait un regain de confiance lorsqu'il saisit la cage derrière lui. A l'intérieur se trouvait une petite créature d'un bleu particulièrement frappant. M.Scamander identifia rapidement cela comme un Billywig. Il se lança ensuite dans une petite tirade où il expliquait que les créatures n'étaient pas dangereuses.

Stephen sourit de nouveau. Ce professeur était absolument charmant, malgré ses hésitations, on sentait qu'il aimait et savait ce qu'il faisait. De plus, ce côté un petit peu 'pas sûr de soi' rendait le Poufsouffle moins distant par la barrière Prof/Elève. Si cela n'était pas un manque de respect, Enjolras se serait déjà lever pour tapoter le dos du pauvre rouquin. On sentait qu'il avait du mal, mais qu'il essayait de sdon possible pour attirer l'attention de ses élèves, et c'est cela qu'appréciait le blond. On ne peut pas être parfait, mais on peut essayer de son mieux.

Le gentil rouquin demanda ensuite à tous de prendre le Monstrueux Livres des Monstres, l'ouvrage nécessaire pour étudier dans ce cours. Stephen avait apporté le sien, oui. On lui avait conseillé de prendre un ouvrage vivant. Si l'idée avait plu au jeune homme, maintenant il se retrouvait face à un problème : Le bouquin ne voulait pas s'ouvrir. D'abord en essayant, puis en forçant, mais non. Et Enjolras ne voulait pas déranger le professeur qui avait déjà assez à faire avec son stress. Mais comme la situation ne se débloquait pas, le Gryffondor se résolut finalement à demander de l'aide.

« Hem, excuse me Sir ? J'ai un problème avec mon livre, pourriez-vous venir jeter un œil please ? »

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Elliot Scamander
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Mer 28 Déc - 0:35
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Elliot Scamander

Stephen Enjolras

Elliot Scamander triturait ses pauvres mains en attendant qu’un élève daigne se manifester après sa proposition d’aide. Le professeur en herbe ne savait même pas si les élèves avaient eu le courage de prendre un livre vivant. La réalité était ainsi : le livre faisait peur et il y avait déjà eu des problèmes avec ce dernier. Bien entendu, le jeune homme adorait cet ouvrage et en avait même plusieurs avec lui, qu’il nourrissait tous les jours avec des feuilles de papier inutiles, comme tous les autres animaux. Ce Monstrueux Livre des Monstres avait une signification particulière pour lui et il avait également une place dans son cœur. Ce livre poilu était en plus très mignon. Ses petites dents tout à fait visibles, ces petits yeux d’araignée malicieuse, que demandait de plus ?

Finalement, alors que le rouquin semblait perdre espoir, un élève finit par demander de l’aide. Elliot avait la tête un peu basse à ce moment-là, alors il ne vit pas le jeune homme prendre la parole, il fut donc surpris par l’éclat de voix. Le sorcier releva bien vite la tête pour voir son interlocuteur ; le visage d’Elliot était vraiment inimitable. Un mélange entre la joie, la stupéfaction et le stress. Rien que cela. Il était bien l’un des seuls êtres humains à pouvoir faire des faces pareilles ! Mais cela n’était pas important : quelqu’un réclamait le professeur. Scamander se déplaça donc jusqu’au blond qui venait de l’interpeler et lui adressa un regarde un peu confus. Mais alors qu’il voulut prendre le livre dans ses mains, le professeur se rendit compte de son erreur : il possédait toujours la cage du Billywig. Il s’excusa alors avec une difficulté incalculable et présenta la cage à l’élève de Gryffondor. Puis le jeune homme alla la replacer où il fallait. Dans la petite foule, on pouvait entendre des murmures et des rires. Elliot avait encore beaucoup de choses à apprendre.

Néanmoins, il se replaça bien vite devant son élève. Le sorcier de Poufsouffle se permit même un rapide sourire un peu maladroit en apercevant le Monstrueux Livre des Monstres en train d’agoniser dans les mains du jeune homme. Le pauvre. Mais ce n’était pas de la faute de cette personne. Pour dire la vérité, très peu de sorcières et de sorciers étaient capables d’ouvrir cet ouvrage du premier coup. Il fallait être au courant de la technique ! Cette dernière était d’ailleurs terriblement simple…

« Pour ouvrir votre Monstrueux Livre des Monstres, il n’y a rien de plus simple ! Attendez… Tenez le livre s’il-vous-plait… »

Alors que l’ouvrage était bien placé pour être ouvert, Scamander amorça un geste avec son bras droit. L’astuce pour dompter cette créature littéraire était la suivante : caresser la reliure poilue, tout simplement. Mais alors que le professeur effectua son geste, il effleura malencontreusement la main de l’élève. D’un seul coup, ses joues devinrent écarlates, il réprima une bouffée d'air et il allait présenter ses excuses quand le livre s’ouvrit tranquillement. Satisfait et terriblement gêné, Elliot retourna à sa place en tentant de canaliser son stress. Le blondinet était franchement intéressant en plus ! Mais cela, le sorcier roux essayait de ne pas en tenir compte.

« V-Voilà. Si personne… Si personne d'autre n’a de livre vivant alors nous allons pouvoir, em, reprendre le cours.

Attendez un peu… »


Il se retourna vers la table en bois placée ici spécialement pour l’occasion, là où était le Billywig. Le Poufsouffle fit alors semblant de trier quelques notes de ses mains tremblantes alors qu’il essayait en réalité de reprendre son calme.

Pour faire passer le temps, il ajouta la façon d'ouvrir le livre:

« Donc pour… Le livre, il faut, em… Le caresser. Sur la reliure…»

A cet instant, le rouquin ne put s’empêcher de repenser au contact avec la main de l’élève du Gryffondor. Après tout, ils avaient environ le même âge, Elliot aimait les hommes alors… Non, il ne fallait pas divaguer et encore moins de cette façon. Le cours devait reprendre au plus vite.

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Stephen Enjolras
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Mer 28 Déc - 1:34
Même si Enjolras tenait énormément à sa France bien-aimée, le blond aimait bien le fait de mélanger les différents langages. Cela signifiait différentes cultures, différents horizons, cela exprimait donc la tolérance et le partage avec autrui. Des valeurs chères pour ce Gryffondor, mais il n'y avait pas que cela. Un mélange tel que celui-ci avait pour intérêt de refléter l'intelligence de son auteur. L'intelligence, l'habilité, mais aussi la connaissance de l'autre et en extrapolant, le souci de mettre son interpellé à l'aise. C'était dans cet optique que Stephen s'était exprimé, mi-Français, mi-Anglais.

Malgré cette tentative bienveillante de réconfort, le professeur n'avait pas eu l'air vraiment réceptif à l'attention. Cette tension toujours qui devait ronger le pauvre rouquin. L'élève de Gryffondor s'en désola, mais y trouva là un nouveau but pour la séance d'aujourd'hui : Essayer de relaxer un maximum le Poufsouffle qui semblait porter sur ses épaules un poids bien plus imposant qu'il ne le devrait. Bien sûr, cela ne serait pas simple. Il ne fallait pas en faire de trop, sous peine d'attirer l'attention des autres, mais en faire assez, pour que derrière cette barrière de stress, le jeune homme puisse recevoir l'information.

C'est ainsi que M. Scamander releva la tête, avec une mimique vraiment étrange et attirante à la fois. Un sourire heureux, quoique crispé, des yeux vifs qui cherchaient la source de l'appel, mais aussi un brin de surprise et de stupéfaction qui fit que le rouquin ne réagit pas dans la seconde. Il ne tarda pas cependant à localiser l'élève en difficulté, soit Stephen. La démarche était saccadée et maladroite, pourtant le sorcier faisait attention à ce que la cage n'heurte aucun obstacle. Vu son visage légèrement paniqué, il était possible que l'homme au manteau agissait de manière inconsciente, ce qui impressionna le blond. C'est sûr, ce professeur savait, non pas ce qu'il faisait, mais bien ce qu'il fallait faire.

D'ailleurs, Enjolras se demanda pourquoi l'enseignant n'avait pas rejoint les rang de Gryffondor au lieu de Poufsouffle. C'est vrai qu'il n'avait pas vraiment confiance en lui, mais Stephen le trouvait incroyablement courageux et déterminé. Attentionné également, mais peut-être était-ce la vision du blond qui était trop exagérée. L'élève de troisième année trouva cela dommage et regrettable, il aurait bien voulu que le rouquin soit dans le même Maison que lui. Et justement, il faudrait qu'il essaye de l'alpaguer juste à la fin du cours pour lui témoigner ses félicitations. Mais alors qu'Enjolras y pensait, le petit Elliot Scamander arriva devant lui pour l'aider.

Le jeune homme commença à s'approcher, et se rendit compte soudainement qu'il transportait toujours la cage de bois. Son regard se fit confus alors qu'il balbutiait une excuse et retournait la reposer. Enjolras vit quelques élèves sourirent en coin ou ricaner doucement. Cette attitude ne lui plaisait vraiment pas. Il espérait que cela n'allait pas affecter le pauvre Elliot qui avait déjà l'air assez rongé comme ça. Pour le rassurer, Stephen lui sourit lorsqu'il revint le voir.

Le Poufsouffle regarda un instant le Monstrueux Livre des Monstres avant de prendre la parole. Toujours un peu hésitant sur l'approche, le rouquin demanda à Enjolras de bien tenir le bouquin. Puis il se mit à caresser la reliure poilue. Malheureusement, sa main douce effleura celle du blond. Alors qu'Elliot la retira précipitamment, les joue rouges pivoine, Enjolras n'y avait même pas prêté attention tant il était absorbé par l'ouvrage qui s'ouvrit devant lui, comme une fleur. Le pauvre professeur retourna bien vite à sa place avant même que l'élève ait pu le remercier, sûrement honteux de son geste. Le Gryffondor passa totalement à côté de la plaque en ne remarquant absolument rien car il cherchait la page requise pour étudier.

M. Scamander reprit enfin la parole, annonçant le début du cours, ou presque. En effet, le jeune homme semblait véritablement touché et avait du mal à reprendre le contrôle de soi, ce qui interpella Stephen. Ses mains tremblaient tandis qu'il marmonnait quelque chose plus qu'il ne parlait vraiment. L'incertitude commença à prendre l'élève de troisième année. Est-ce que le professeur allait bien ?

N'y tenant plus, Enjolras s'exprima tout haut, visiblement inquiet pour le pauvre rouquin.

« Excuse me Sir, are you okay ? »

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Elliot Scamander
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Mer 28 Déc - 2:06
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Elliot Scamander

Stephen Enjolras

Alors que le jeune professeur ne parvenait pas à reprendre son calme, il espérait que les élèves en robes noires n’allaient pas lui en tenir rigueur. C’était son premier cours, rien n’était facile et rien n’était prévu à l’avance. Et puis qui aurait pu prédire que cette maudite main allait être aussi maladroite ? Avec un blondinet pareil en plus, c’était vraiment un poids énorme à supportait. Elliot aurait vraiment voulu être ailleurs. Mais alors qu’il se décidait enfin à se retourner pour continuer le cours, quelqu’un l’interpella à nouveau. Comble du hasard ou non, il s’agissait du même élève que quelques minutes auparavant. Scamander dû se faire violence pour ne pas rougir à nouveau et il y parvint malgré lui. Il posa donc son étrange regard sur le Gryffondor qui venait de lui poser une question. Est-ce qu’il allait bien ? Oui, mieux. Pourquoi ? Le roux ne voulait pas l’admettre.
Mais avant de répondre à son élève, le Poufsouffle remarqua l’accent que possédait son interlocuteur. Un accent qu’il connaissait bien, et pour cause, il s’agissait de celui des français. Le blond devait donc être né dans ce beau pays. Elliot avait appris le français juste pour pouvoir s’y rendre un jour sans problème.

Mais ce n’était pas le moment de divaguer à nouveau. Le professeur de Soins aux Créatures Magiques avait besoin de se reprendre, et surtout de reprendre son cours en main. L’attention du jeune homme bouclé lui fit chaud au cœur mais le rouquin n’avait décidément pas le temps pour lui exprimer toute sa gratitude. Aussi, il s’essuya le front d’un revers de la main et replaça rapidement sa mèche tombante comme il le pouvait avant de croiser à nouveau les yeux bleus de l’élève :

« Tout va bien… Merci. Reprenons le cours. Excusez-moi pour… Pour tout cela, hum. »

Sur ce, Scamander se retourna encore une fois afin de reprendre la cage en main. Le pauvre Billywig à l’intérieur semblait terriblement désolé pour celui qui prenait soin de lui. L’insecte était loin d’être sans cervelle. Tous comme les autres créatures, bien entendu. Toutes douées d’une intelligence qui pouvait étonner plus d’un sorcier ! Cela Elliot n’allait pas passer à côté mais le cours ne portait pas là-dessus. L’animal bleu était au centre de l’attention.

« Regardez par ici s’il-vous-plait. »

Il dégaina ensuite sa baguette et prononça une incatation pour lancer un sortilège :

« Flambios ! »

Le bout du bâton magique se mit alors à briller d’une lueur rouge et brûlante. Le sorcier en manteau bleu écrivit ensuite dans les airs grâce à son sortilège. Chaque geste réalisé avec la baguette était comme ceux qu’une plume grattait sur le papier. Elliot traça donc le mot « Billywig » afin que les élèves puissent l’écrire correctement, suivit de trois lettres "x".

« Cet animal est classé comme étant un triple X. Ce qui veut dire qu’il faut y faire attention mais que globalement, vous n’avez rien à craindre directement de lui. Pour ma part, je dirais qu’il faut simplement lui faire confiance et lui montrer votre bonne foi. N’importe quelle créature peut sentir si vous lui voulez du mal ou non. »

Le professeur semblait avoir retrouvé de la vivacité, ce qui prouvait qu’il adorait parlé de ses créatures. Maintenant en confiance, il regarda la classe qui lui faisait face. Tous ces visages avaient l’air un peu moins sceptique, et plus intéressés. Cela réconforta le descendant de Newt Scamander avant qu’il ne pose ses yeux vairons sur le blond de toute à l’heure. Celui-ci lui souriait souvent, comme pour l’encourager. Discrètement, alors que le roux parvint à capter le regard clair du Gryffondor, il lui adressa un petit sourire qui voulait dire « merci pour le soutien ». Mais il l’effaça rapidement de son visage afin de ne pas favoriser tel ou tel élève. Il reprit ensuite ses explications :

« Nous avons vu que ce qui caractérise en premier lieu un Billywig est sa couleur saisissante. Mais ne vous y trompez pas, il recèle bien d’autres surprises. Par exemple, regardez un peu où sont positionnées ses ailes. »

Le Poufsouffle s’approcha de sa classe et tendit délicatement la cage en avant afin de leur montrer plus facilement l’animal fantastique.

« Elles sont donc situées sur son crâne afin de permettre une rotation fluide et très rapide. Il faut savoir qu’un Billywig passe le plus clair de son temps à voler alors ses petites pattes ne lui sont pas très utiles. L’évolution lui aurait donc permit de rester dans les airs plus longtemps et plus facilement grâce à cette fascinante disposition. »

Il souriait tandis qu’il observait son petit protégé couleur saphir. Elliot aimait vraiment cette créature et il aimait en parler. C’était indéniable.

« Enfin, je m’emporte… Peut-être avez-vous des-des questions ? »

Car oui. Si parler et expliquer des choses étaient indispensables pour réussir à cours, laisser le temps aux élèves d’écrire et de poser des questions était tout aussi important. Le sorcier se demandait même s’il avait bien fait de parler autant et s’il devait écrire d’autre chose grâce à sa baguette. Mais pour bien faire les choses, il lui fallait d’abord attendre une réaction des autres magiciens.

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Stephen Enjolras
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Mer 28 Déc - 3:50
M. Scamander venait visiblement d'ériger une barrière mental pour l'aider à reprendre le pied. Savait-il au moins à quel point son visage était fascinant ? Un mélange de centaines d'émotions et d'expressions se profilant en bousculades, voilà ce que percevait Enjolras en observant son professeur. Ce procédé était tout à fait incroyable, et le résultat encore plus. Le tout rendait une bouille innocente et mignonne, mais agressée par le stress qui renforçait la prise sur les traits de ce visage angélique aux yeux disparates. Le blond était totalement captivé, pourquoi ne l'avait-il pas remarqué auparavant ?

Il ne pouvait se détacher de sa contemplation, et réceptionna vaguement ce que lui répondit le rouquin. Qu'est-ce qu'il lui avait demandé déjà ? A cette constatation, l'élève secoua légèrement la tête, reprenant ses esprits. Un Serdaigle juste à côté lui balança un regard étrange alors qu'un Serpentard pointait l'homme bouclé. Peu importait ce qu'ils pouvaient dire, mais Enjolras se sentait tout de même un peu perdu.

Apparemment, le cours reprenait son petit bonhomme de chemin. Après cet instant où l'adorable Poufsouffle avait fait de son mieux pour se calmer, il s'était saisi de la cage contenant la créature azur. Le jeune homme attira ensuite l'attention, avec un peu plus de contenance qu'avant. Tant mieux, Stephen s'en trouva soulagé. Le moment de crise était passé, le plus dur pour le pauvre garçon était derrière. Le blond soupira intérieurement et se détendit… Pourquoi est-ce qu'il était aussi tendu ? C'est vrai qu'il s'inquiétait pour l'autre sorcier, mais à ce point-là… Enjolras ne sut plus quoi penser.

Mais le cours s'enchaîna lorsque M. Scamander empoigna sa baguette, qui ressemblait fortement à celle de Stephen justement, et lança un sortilège. Cette anecdote le fit sourire grandement malgré lui, bien qu'il souriait déjà en permanence depuis que la leçon avait débuté. C'est vrai, sans trop savoir pourquoi, le bouclé se sentait bien. Et même le froid n'arrivait pas à entailler sa bonne humeur. C'était décidément une bonne chose pour lui de s'inscrire à cette option. De plus, rien que le livre pour étudier et le Billywig l'avaient tout de suite accroché. Alors c'est dire lorsque la classe attaquera d'autres créatures fantastiques et incroyables plus tard.

Mais peut-être la chose qui le ravissait le plus, c'était d'avoir découvert cet élève de Poufsouffle, et étrangement professeur. Si jeune, c'est qu'il devait être sacrément doué ! Enjolras ressentait de l'admiration pour cet étudiant qui tentait de résister à la pression et d'assurer son cours pour le bien des sorciers en robe noire. Il n'y avait pas à dire, sous son air un peu faiblard, Elliot Scamander est en réalité une grande personne.

C'est d'ailleurs à cet instant que Stephen se souvint d'avoir déjà croisé le nom de Scamander dans un de ses livres. C'était une personne de renom, célèbre magizoologiste qui a publié un ouvrage à propos d'animaux fantastiques. Oui, cela lui revenait à présent. Même si il n'avait lu pas le fameux bouquin, le troisième année en avait déjà entendu parler. Enjolras savait à présent d'où tirait le jeune rouquin pour être si à l'aise avec les créatures. Et quelques part, il était fier de lui, un peu comme un grand frère. Le blond fit cependant taire immédiatement cette dernière pensée, jugeant cela assez étrange. Pour arrêter de divaguer ainsi, Enjolras entreprit de se concentrer sur le cours.

Elliot expliquait à l'aide de sa baguette l’appellation 'Triple X'. Cela consistait à exprimer le niveau de dangerosité d'une créature. Le Gryffondor fut néanmoins surprit par ce que raconta le professeur à la suite. Simplement faire confiance à la créature, alors qu'elle est classée rang trois ? Soit, le Français comprenait, il était juste un peu inquiet en pensant à Elliot qui disait cela, sûr de lui. Et si il se trompait ?

… Non, c'était un professeur, pas n'importe qui ! Comment avait-il pu se dire une chose pareille ? Le rouquin savait ce qu'il faisait mille fois plus que le bouclé. C'était tout à fait stupide et irrespectueux de penser que M. Scamander ne peut pas gérer une créature. Enjolras s'infligea une baffe mentale, visiblement perturbé par ces étranges pensées qui l'assaillaient. De plus, en regardant autour, on sentait que les autres élèves étaient déjà plus attentif, c'était déjà cela.

En tournant la tête à droite, les yeux azurs d'Enjolras entrèrent directement en contact avec ceux vairons d'Elliot. Ce-dernier afficha un petit sourire, essayant visiblement de faire passer un message de soulagement. Si le blond fut touché et heureux par ce geste, son corps pourtant décida de se détourner précipitamment pour couper le lien. Stephen eut honte de sa réaction, mais ce qui le choqua le plus, c'est lorsqu'il se rendit compte que le rouge montait doucement aux joues. Non, ça ne devait être que le froid. Le froid.

Cette situation était particulièrement ironique. Le rouquin avait repris de l'assurance, alors qu'à l'inverse le Gryffondor était perdu. Heureusement, le professeur de Soins aux Créatures Magiques n'avait pas dû insister, car il reprenait ses explications. Enjolras en profita pour se calmer, tout écoutant d'une oreille. Le Poufsouffle parla alors des ailes de la créatures et de ses avantages. Puis il termina sur la fameuse phrase 'Est-ce qu'il y a des questions ?'.

Pendant le cours, le blond avait eu le temps de se poser. Il avait même caressé la reliure du Monstrueux Livre des Monstres. Mais là, une idée venait de germer dans son esprit curieux. Alors Enjolras s'exprima sobrement, toujours avec cette langue hybride Française/Anglaise.

« Excuse me Sir, peut-être pourriez-vous sortir le Billywig de la cage, pour qu'on puisse admirer son vol please ? But only if you agree Sir. »

Plusieurs élèves approuvèrent la demande et firent connaître aussi cette question. Bientôt le groupe sombra dans un brouhaha, et Enjolras regretta soudainement d'avoir lancé cette cacophonie.

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Stephen Enjolras

Des questions ? Quelqu’un ? Elliot Scamander entendait des chuchotements mais les élèves se tenaient bien d’hausser le ton de leur voix pour poser une interrogation au professeur roux. Quel éait le problème ? Il faisait mal son travail ? Finalement, ironie du sort, c’était l’instructeur lui-même qui avait des questions à poser à sa propre classe. Mais heureusement, un Gryffondor sauva encore une fois Elliot du silence pesant. Ce blondinet était mystérieusement très présent dans le cours. Peut-être qu’il était passionné par les animaux, tout comme celui qui tenait le Billywig dans sa main. Ou bien était-ce à cause de quelque chose de différent. Dans tous les cas, cela faisait plaisir au jeune homme qui lui fit signe de poursuivre. Plus qu’une simple interrogation, le bouclé proposa une requête. Faire sortir la créature saphir de sa cage pour pouvoir admirer son vol plus facilement. Si l’idée était bonne en théorie, la réalité était tout autre.

Le rouquin n’avait pas encore eu l’occasion de dire à quel point un Billywig était mystérieux. Il savait que cet animal n’avait pas vraiment la côte auprès des autres sorciers car c’était un insecte qui ne causait pas beaucoup de problème. Enfin, il y avait bien un intérêt à leurs yeux : le dard que possédait ce petit ami volant. Il servait en tant qu’ingrédient dans les potions et pour une autre chose également. Mais Elliot tenait à expliquer tout cela en détail à ses élèves. Il réfléchit donc pendant un instant, pesant le pour et le contre. Il connaissait bien ce Billywig qui était plutôt docile pour une créature de son espèce. Il savait qu’avec du calme et qu’en rassurant la petite bête, tout allait bien se passer. Mais d’un autre côté, un accident était bien vite arrivé. Mais le jeune homme fut précipité dans sa décision en entendant la petite foule de sorcier qui voulait voir la bête sortir de sa cage.

Scamander se frotta rapidement l’arrière du crâne, résolu à faire plaisir à ceux qui se tenaient devant lui. Avant tout, il plaça le Billywig toujours enfermé devant son visage et lui murmura quelque chose. Les autres ne pouvaient pas l’entendre, bien entendu, mais il venait de demander au petit monstre de faire de son mieux pour rester calme. Que le professeur en herbe serait très fier de lui. La créature volante émit un petit son, signalant qu’elle avait hâte de sortir. Elliot avait toujours un pincement au cœur en voyant les animaux ainsi enfermés mais c’était très souvent nécessaire. Cependant, si le Billywig jouait bien le jeu, il pouvait être libre avant de devoir retourner dans la cage. Heureusement, le sorcier roux se consolait en sachant que l’insecte bleu pouvait ensuite voleter partout où il le voulait une fois le cours terminé.

« Si c’est ce que vous voulez. Rendons ce-ce cours mémorable ! »

Il ouvrit donc avec la plus grande délicatesse possible la cage. L’insecte, trop impatient, sortit en un instant. Le geste fut très rapide, si rapide que personne ne put le voir se déplacer d’un point a à un point b. C’était une particularité de cet animal fantastique, et avec le sourire, Elliot se chargea de fournir des informations.

« Les Billywigs sont extrêmement rapides et plutôt discrets. Grâce à cela, ils se déplacent à grande vitesse afin d’esquiver leurs prédateurs. Par exemple, les Moldus ne sont normalement pas capable de le voir. Quant à nous, c’est presque aussi difficile. Vous le voyez ? Non ? Attendez… Voilà, il s’est stoppé ! »

L’espèce de libellule saphir était incroyablement disciplinée, on aurait même dit qu’elle aidait le professeur à faire son cours avec des démonstrations. Quand le jeune homme parlait de vol, la créature volait. Quand il parlait de voir la bête, elle s’arrêtait.

« C’est impressionnant, n’est-ce pas ? Quand vous l’avez vu, vous deviez être déçus de voir une créature si petite mais… »

Il tendit sa main vers le Billywig et ce dernier vint rapidement voir ce que lui voulait le sorcier avant de repartir, heureux.

« Mais chaque animal possède bien plus de caractéristiques que vous ne l’imaginiez. »

Mais soudain, un sorcier de Serdaigle se manisfesta.

« Monsieur Scamander. J’ai entendu parler des dards de Billywig. Comme quoi ils seraient utilisés dans les potions, est-ce vrai ? »

Les yeux bicolores du professeur tombèrent sur ce nouvel interlocuteur. Elliot fut surpris et un peu confus car on venait de lui couper l’herbe sous le pied. Il allait en parler et il ne s’attendait pas à ce que quelqu’un en parle si rapidement. Il balbutia quelque chose avant de stopper, puis de sourire au curieux.

« O-Oui… Vous êtes intelligent Monsieur… ? »

« Jackson. »

« Monsieur Jackson. J’allais y venir. Mais vous avez raison… Avant d’en parler, est-ce que vous avez pris vos notes ? Des questions ? Em… »

En attendant, Elliot se retourna pour écrire dans les airs grâce au sort Flambios. Il écrivit quelques petites choses à propos de l’animal qu’il était en train de présenter pour être sûr que tous les élèves avaient de quoi écrire. Sa main recommençait à trembler, il en fallait peu pour déstabiliser le professeur. Mais ce n’était pas la seule raison. Scamander avait peur que le Billywig ne perde patience mais les sorciers étaient tellement heureux de le voir voler qu’il voulait attendre encore un peu. Cela le rendait nerveux, incertain de la suite de son cours. Les minutes étaient décidément très longues.

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Stephen Enjolras
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La demande fusait de partout au sein de la petite classe de Soins aux Créatures Magiques. C'était bruyant et déroutant, alors Stephen tentait de restaurer la calme. Mais il fallait dire aussi qu'il n'avait qu'une hâte : Que le professeur lâche la petite bestiole en liberté. Oui, elle avait l'air malheureuse dans cette cage, et bien que ce dispositif était nécessaire pour assurer la sécurité du cours, le jeune voyait bien que cela ne ravissait pas vraiment le rouquin. Celui-ci justement hésitait, pesant probablement le pour et le contre, mais pressé de tous côtés, le Poufsouffle accepta de laisser sortir l'animal saphir. Il céda en disant qu'il fallait pourquoi pas rendre ce cours mémorable. Enjolras était soulagé, tout comme le devait être M. Scamander après que les demandes incessantes se tarissaient.

Après tout, qui n'avait pas envie de voir une créature en action ? Sinon, cela ne servait à rien d'assister à la leçon. Le plus jeune voulait faire plaisir à son audience, aussi se pencha-t-il pour libérer le Billywig. Aussitôt fait, la créature disparue. Des murmures de surprises parcouraient l'assemblée. En réalité, l'être volant se trouvait à quelques centimètres de l'enseignant. Personne ne l'avait vu se déplacer, ce qui amusa le rouquin. Il expliqua alors les capacités de la petite chose. Une vitesse incroyable pour pouvoir échapper aux prédateurs, sans oublier sa discrétion. Décidément, cette bête-là était pleine de ressource. Tout comme le jeune Poufsouffle.

Enjolras constatait fièrement l'aise avec laquelle le professeur donnait ses explications. Il semblait plus calme et plus détendu, bien qu'il gardait toujours un œil aguerri sur sa bestiole d'aujourd'hui. Il fallait empêcher tout débordement, heureusement la majorité des élèves semblait concentrée à suivre le Billywig des yeux. Des rares encore prenaient des notes, et le blond savait qu'il devait en faire de même. Seulement le valeureux Gryffondor était totalement fasciné par l'être bleu. Il espérait même avoir la chance de le toucher. Cette option était vraiment ce qu'il fallait pour Stephen.

De plus, Enjolras pouvait admirer la complicité entre le rouquin et la créature, et c'était sûrement ça le plus impressionnant. Quand Elliot Scamander décrivait la bête, elle se stoppait. Quand il faisait éloge à sa vitesse, elle faisait une démonstration. Les deux étaient parfaitement en symbiose, et l'élève de troisième année était vraiment impressionné. Il comprenait à présent pourquoi c'était ce jeune homme de Poufsouffle qui dispensait les cours de Soins aux Créatures Magiques et pas un autre. Un sourire fleurissait sur le beau visage du blond, qui reportait plus son attention sur son homologue que sur l'étrange animal volant.

Le rouquin semblait en paix et heureux, parler de sa passion avait visiblement un effet relaxant sur son être. Peut-être même que Scamander se sentait plus à l'aise avec les animaux que les humains. Du moins, c'est l'impression que renvoyait le pauvre garçon en proie au stress. Le Gryffondor voulait en savoir plus, il voulait faire la connaissance de cette personne qu'il trouvait vraiment adorable, tant par ses manières que par sa parole. Finalement, le sorcier de la Maison jaune méritait bien sa place là-bas. Le bouclé était juste un peu triste, il n'aura pas beaucoup l'occasion de le voir en dehors de cette option. Mais qu'importait, Enjolras devait alors en profiter un maximum. C'était décidé, il irait voir le jeune roux à la fin de l'heure, rien que pour le féliciter tient !

Soudainement, un étudiant de Serdaigle prit la parole. Il faisait partie des rares qui avaient pris des notes malgré l'attention du professeur d'avoir rédigé son cours à l'aide du sortilège Flambios. Quelqu'un de studieux donc et avide d'en connaître plus, car il venait justement de poser une question. Il demandait si le dard de Billywig entrait bien dans la recette de potions. Enjolras eut un pincement au coeur. Le professeur venait de répondre de manière affirmative à cette interrogation, certes un peu gauchement. La pauvre chose était alors utilisée dans la fabrication de potion. Le Français sentait que ce n'était pas vraiment la partie préférée du rouquin.

Le Serdaigle s'identifia sous le nom de Jackson à la demande du Poufsouffle. Ce nom disait quelque chose à Stephen. Jackson serait un des élèves les plus brillants de sa Maison. Intelligent et assidu, il aime travailler, et était connu pour cela. Enjolras était plutôt content de se retrouver avec un tel bosseur. Même si ils ne se connaissaient pas, le sorcier avait l'intuition qu'il pourrait compter sur ce comparse pour animer le cours. Cela le rassura également dans le fait qu'il n'avait pas vraiment un air odieux ni méchant. Il respectait donc le professeur, pas comme certains Serpentard qui n'avaient fait que de ricaner doucement tout au long de la séance. Le Gryffondor fronça les sourcils, pourquoi est-ce qu'ils étaient aussi moqueurs avec le rouquin ? Parce que nul doute que c'était à propos du jeune Poufsouffle. Enjolras espérait que ça ne durerait pas. Après tout, ce n'était que le premier cours.

M. Scamander venait de terminer ses explications. Une fois encore, le stressé demandait si il y avait une question quelconque. Il se retourna ensuite pour écrire à l'aide de sa baguette des informations complémentaires. Pendant ce temps, Stephen observait toujours le Billywig. Celui-ci se rapprochait rapidement des élèves, à droite, à gauche, de face, qui n'osaient pas le toucher sans accord du professeur, mais qui n'osaient pas également la lui demander. Lorsque la bête bleu s'arrêta un instant, Enjolras saisit cette opportunité pour l'approcher. Il avait lu quelque part que la chose avait une drôle de texture au toucher, et il voulait faire l'expérience.

Malheureusement, un vicieux Serpentard, voyant bien ce qu'il tentait de faire, lui fit un croche-pied. Enjolras, totalement pris au dépourvu tomba en avant, en plein sur le Billywig, alors que les autres poussaient une exclamation, ou pour les plus méchants, rigolaient. Dans sa chute, le blond avait eu la présence d'esprit de saisir l'être flottant pour ne pas l'écraser. Le Gryffondor heurta le sol alors que le professeur venait de se retourner pour connaître la cause de ce raffut. Une vive douleur traversa la main droite d'Enjolras, celle qui contenait la bestiole saphir.

Le jeune homme voulut se redresser, mais il se sentait terriblement patraque. La tête lui tournait et il commençait à avoir des vertiges tandis qu'il relâchait celui qu'il avait protégé. Bizarrement, Enjolras se sentait un peu plus léger...

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Elliot Scamander
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Elliot Scamander

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Alors qu’Elliot continuait à écrire quelques petites choses à propos de son protégé bleu, il entendait du bruit dans son dos, ce qui n’avait rien de rassurant. Lorsqu’il se retourna pour voir ce que les élèves pouvaient bien fabriquer, le roux constata que l’élève de Gryffondor qui lui souriait sans arrêt était au sol. Le premier réflexe du sorcier, malgré la panique, fut de regarder si la créature volante était là, quelque part. Son pouls s’accéléra drastiquement lorsqu’il ne vit pas le Billywig. Monsieur Scamander aurait pu laisser cela sur le compte du fait que l’insecte soit trop rapide pour être vu mais il avait l’intuition que c’était autre chose. De plus, pourquoi diable un élève serait-il au sol ?! Sans attendre, le professeur se précipita auprès du jeune homme au sol et s’enquérait de sa santé dans un premier temps. Rien d’anormal à première vue.

Perplexe, le rouquin tourna ses yeux bicolores vers la foule de sorciers en noir et les interrogea du regard. On pouvait lire sur son visage qu’il n’était pas du tout en train de prendre cela à la légère. Le Poufsouffle était étonnement sérieux, une première dans ce cours de Soins. Il aurait même pu leur crier dessus mais ce n’était pas le moment, et de toute façon, cela n’aurait pas aidé à résoudre le problème. Toujours accroupit, le jeune chercha du regard une trace éventuelle de blessure mais aussi son animal. Peut-être que le blond avait voulu l’attrapé sans autorisation… Cependant, c’était inquiétant de voir que l’élève ne se relevait pas ou ne parlait pas. Elliot passa donc une main sur le front du Gryffondor afin de vérifier s’il n’avait pas de température mais aussi pour dégager son visage de ses mèches blondes et bouclées en bataille. Si le professeur débutant n’était pas aussi occupé, il aurait certainement trouvé ce visage très beau.

Finalement, il se décida à parler pour voir si le blond pouvait lui donner une réponse :

« Vous m’entendez ?!

Comment vous sentez-vous ? »


Puis avant de pouvoir dire quoi ce que soit d’autre, le Billywig s’échappa de la main du jeune homme. Le petit insecte bleu semblait intact. Ou presque. D’un œil vif, Scamander remarqua que le dard de la créature était manquant. Bien, une piqûre, une ! Il fallait donc agir vite, et bien. Le rouquin savait les effets de ce dard et tout le monde n’allait pas tarder à le savoir… Il agrippa doucement la main du bouclé afin de s’assurer que le dard s’était bien planté dans la main de ce dernier. Ce fut le cas. Sans le lâcher, Elliot se tourna légèrement de façon à voir le pauvre Gryffondor au sol mais également les autres sorciers.

« Il semblerait que… Vous allez avoir une démonstration du pouvoir des Billywigs. Je ne pensais que cela se passerait ainsi mais… »

Il aida ensuite le jeune homme à se relever, voyant qu’il avait repris quelques peu ses esprits. Le professeur lui adressa un regard mélangé entre la compassion et le stress. Il ne voulait pas que l’élève panique mais la situation n’était vraiment pas arrangeante. De plus, Elliot Scamander n’avait pas de quoi retirer le sorcier au sol, alors qu’il allait se mettre à… Léviter.

Le rouquin s’adressa au blond :

« Vous avez été piqué par le dard du Billywig… Mais ne vous inquiétez pas, il n’y a rien à craindre. Simplement, disons que… Vous allez vous sentir très léger. Et vous allez entrer en lévitation. »

Des cris de stupeurs se firent entendre. C’était la raison pour laquelle les Billywigs avaient trois croix en dangerosité. Mais selon le professeur, c’était surfait et les insectes bleu saphir ne méritaient pas une telle classification. Tous comme les autres bêtes.

« Ne vous inquiétez pas, tout va bien se passer. There’s absolutely nothing to worry about. »

Puis tout à coup, l’élève de Gryffondor quitta le sol doucement. La lévitation commençait son travail. Elliot attrapa une nouvelle fois la main du blond bouclé afin qu’il ne dérive pas trop loin. Il lui adressa un regard qui se voulait rassurant et s’adressa ensuite aux autres sorciers :

« Voilà le pouvoir d’un Billywig ! »

Le roux en profita ensuite pour retirer le dard doucement, avec un peu de chance, le jeune homme n'allait rien sentir à cause de sa surprise.

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Stephen Enjolras
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Mer 28 Déc - 20:57
Toujours l'esprit confus, Enjolras ne réagit pas immédiatement au contact du jeune homme. Le professeur venait s'enquérir de l'état de santé de son élève, tout en regardant autour dans l'espoir de trouver sa créature. Mais elle n'était nul part en vue. Tant pis, il s'en occuperait plus tard. Le plus important là, tout de suite, était de s'occuper du Gryffondor.

Elliot Scamander avait posé sa main sur le front du blond, ce qui le fit sursauter. Il n'avait pas pour habitude qu'on le touche au visage, même si pour cette situation cela n'avait rien d'étrange. De plus, l'homme aux cheveux bouclés ne l'avait même pas vu arriver tellement il était pris de vertiges. Mais ce n'était pas désagréable pour autant. Si Enjolras avait eu l'esprit plus clair, il aurait sûrement apprécié la douceur de la peau du Poufsouffle.

Malheureusement, le jeune Gryffondor ne se sentait pas très bien. Sa bouche était pâteuse et ses yeux légèrement vitreux. Tout ce qu'il pu répondre à la question du rouquin fut de relâcher le Billywig. Quelque chose par contre était restée plantée dans la chair du blondinet. A tous les coups,  il s'agissait du dard de l'insecte, ce qui ne rassurait pas franchement l'homme à terre. M. Scamander empoigna doucement sa main et s'assura de la présence de l'arme du Billywig. En l'apercevant, le rouquin pâlit.

Mais pour rassurer ses élèves ainsi que le Français au sol, l'expert des Soins aux Créatures Magiques tenta de tourner la situation légèrement en dérision. Après tout, cela pouvait faire partie du cours, même si les circonstances n'étaient pas exactement les plus adaptées pour. Toujours est-il que le gentil Poufsouffle aidait Stephen à se redresser. Pas très sûr au niveau de ses appuis, le blond se tenait toujours au plus jeune, qui le soutenait en retour. Et c'est à ce moment-là que leur visage se croisèrent.

Le rouquin venait de lui adresser une regard chargé de compassion, comme si il était là pour l'épauler. Il était soulagé de voir que son élève se portait relativement bien… Enfin plutôt que son état n'était pas alarmant. Il fallait juste faire attention au Gryffondor tremblant. Cela réchauffait le coeur du blond qui commençait à se reprendre. Mais ce qui le chagrina un peu à l'inverse, c'était de constater la tension du plus jeune. Ses mains blanches sursautaient quelque peu, comme si ce contact le dérangeait.

Le Poufsouffle s'exprima ensuite à l'attention du Français. Comme quoi il ne fallait pas s'en faire si jamais il se sentait plus léger. Le rouquin mentionna également l'état de lévitation imminent, ce qui en choqua plus d'un, à commencer par Enjolras. Comme par hasard, c'est pile à la fin de la phrase du professeur que le corps du blond commença à flotter légèrement. Surpris, la panique commençait à envahir le pauvre Gryffondor. Heureusement, son enseignant lui agrippa la main pour l'empêcher de dériver.

Il essayait de rassurer le sorcier en détresse. Il parla même en Français pour être plus convaincant, ce qui fonctionna. Enjolras avait confiance dans le plus jeune, il savait ce qu'il faisait. Le bouclé pouvait s'estimer heureux de ne pas être paralysé ou tout autre problème. Mieux, une fois l'étonnement passé, ce n'était pas si désagréable de voler légèrement au-dessus du sol. Le blond dépassait tout le monde de haut, ce qui l'amusa. Il souriait pendant que plusieurs sorciers semblaient apeurés, d'autres encore intrigués. Le Serpentard qui avait commis l'incident faisait une tête renfrogné, désireux finalement d'être à sa place.

Personne n'osait les approcher, le Poufsouffle et lui. Ce qui l'arrangea en quelque sorte. Stephen appréciait de devenir le protéger du gentil professeur, comme ça au moins il pouvait le regarder avec attention. Ses yeux vairons étaient vraiment à couper le souffle, et son visage partagé le rendait absolument craquant. Enjolras aimait poser son regard sur les autres hommes. Lui-même étant d'une certaine beauté, il n'hésitait pas à jouer avec cet atout. Mais jusqu'à ce jour, aucun ne lui avait totalement taper dans l'oeil. Alors qu'il observait le petit rouquin, le Gryffondor s'interrogeait. C'est vrai qu'il était particulièrement mignon celui-là…

Perdu dans ses pensées, Enjolras sursauta lorsque le jeune homme attentionné lui retira doucement le dard de Billywig, toujours dans la main. Une douleur le parcourut de nouveau, mais cette fois-ci était plus douce. Sûrement grâce au professeur qui le couvait d'un regard bienveillant… Le blond lui sourit de manière un peu maladroite, tout en prononçant un faible 'merci'. Il ne savait pas trop pourquoi, mais Enjolras était bien là, flottant, le bras saisit par celui de M. Scamander. Certes, ce n'était que la première leçon, mais si elles se passaient toutes comme ça dans le futur, ce ne serait pas pour déplaire au bouclé. C'est sûr, il s'en souviendrait pour un long moment, de même que le Poufsouffle d'ailleurs.

Mais si l'instant présent était plaisant, il n'empêchait que le Gryffondor avait à faire face à un certain problème. Léviter procurait une certaine sensation de liberté, c'était irréductible. Mais ce n'était pas la meilleur sensation au monde. Tanguant au gré du vent, Enjolras sait qu'il ne devait son salut qu'à la prise d'Elliot qui l'empêchait de partir au loin. Maintenant, il fallait voir aussi pour redescendre. De plus, le cours allait se terminer bientôt, et ce serait quelque peu problématique de rester dans cet état là pour le reste de la journée.

Enjolras s'en remettait donc aux connaissances du rouquin. Malgré cela, il tenait tout de même à prendre la parole, tout en gardant son grand sourire pour son interlocuteur.

« Ehm Sir ? N'y a-t-il pas un moyen de stopper l'effet de lévitation ? »

Le blond ne voulait pas presser son professeur, mais il commençait à faire froid et son moment de béatitude touchait malheureusement à sa fin.

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Elliot Scamander
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Mer 28 Déc - 21:44
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Elliot Scamander

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En retirant l’arme naturelle de la créature, le professeur avait senti que l’élève avait finalement senti quelque chose. Bien entendu, cela était à prévoir. Mais heureusement, le blondinet semblait tout de même assez heureux de pouvoir léviter et de ressentir cette sensation que certains sorciers recherchaient. Le rouquin avait déjà eu l’occasion d’expérimenter cela dans le cadre de ses recherches, grâce à l’aide de ses parents. Malgré son jeune âge, Scamander avait déjà vu bon nombre d’Animaux Fantastiques et surtout, il en connaissait un rayon sur chacun d’eux grâce aux livres et aux notes laissés par son ancêtre. Des manuscrits exclusifs donc seule la famille y avait accès. Quoi qu’il en soit, quand Elliot avait lévité, on lui avait administré une potion afin de contrecarrer les effets du poison du Billywig. Ce n’était pas plus compliqué que cela, un peu comme un médicament pour guérir d’une maladie simple. Le jeune professeur s’empressa donc de rassurer le principal intéressé, ainsi que sa classe.

« Ne vous inquiétez pas, il existe bien entendu un moyen. »

Mais le rouquin se stoppa. S’il y avait bien un moyen pour dissiper plus rapidement la lévitation du corps du blond, il y avait également un problème. Un tout petit problème.

« En fait… Il s’agit d’une potion. Mais je… Je ne l’ai pas-attendez s'il-vous-plait. »

Elliot se tapota le corps afin d’essayer de trouver quelque chose dans les poches intérieures de son manteau bleu. Mais visiblement, il ne trouva pas son bonheur vu son visage dépité. Le professeur en herbe se racla la gorge avant de balayer la foule du regard. Il avait besoin de quelqu’un pour venir tenir le bras du blond afin qu’il ne dérive pas inutilement dans les airs. Pendant ce temps-là, Scamander allait pouvoir fabriquer sa mixture magique. Le Poufsouffle évita les Serpentard qui avaient l’air vraiment dissipés puis il se tourna vers le dénommé Jackson de Serdaigle. Cet élève avait l’air d’être quelqu’un de confiance, une aubaine.

« Monsieur Jackson ? J’aurai besoin de… De votre aide, s’il-vous-plait. Prenez ma place. »

L’interpellé n’hésita pas une seule seconde, on pouvait même lire sur son visage qu’il était plutôt heureux de participer au cours. Même si ce n’était pas d’une façon très conventionnelle. Il agrippa donc le pauvre Gryffondor et attendit les indications du professeur de Soins.

« Merci. Ne bougez pas, je prépare ce qu’il faut tout de suite ! »

Elliot se dépêcha de rejoindre son bureau de fortune où était placée la cage qui contenait le Billywig. Le rouquin plaça ensuite sa malle sur le support et l’ouvrit d’une main tremblante. Il chercha frénétiquement quelque chose, sortit une fiole, se mit à chercher à nouveau. Ses gestes étaient rapides et désordonnés en apparence, mais il n’en était rien. Le descendant de Newton savait exactement ce qu’il faisait, il connaissait sa malle par cœur. Il écrasa quelque chose entre sa main gauche et plaça les miettes ainsi crées dans un tube à essai vide. Ce fut ensuite une feuille qui fut réduite en poudre afin d’intégrer la future potion. Il ajouta ensuite de l’eau et un liquide que les élèves ne connaissaient surement pas.

Le sorcier referma ensuite son objet en verre et secoua le tout. Il retourna ensuite auprès de la personne en lévitation.

« Voilà. Attendez je vous prie. »

Le rouquin stoppa son geste avant de reprendre à nouveau. Scamander demanda ensuite à Jackson de reprendre sa place et il retenait donc le Gryffondor à nouveau. Ses yeux bicolores se posèrent ensuite sur le blond. Il lui adressa ensuite un sourire crispé et retira le bouchon du tube grâce à sa bouche. Il tendit ensuite la mixture à l’élève en difficulté, espérant que le jeune homme n’allait pas rechigner à la tâche. On pouvait presque lire dans les yeux du roux une sorte de supplication. Certains sorciers n’aimaient tout simplement pas les potions et le britannique espérait que cela n’était pas le cas du français.

Pendant ce temps, la petite bête bleue passait son temps à virevolter, n’étant pas gênée par la perte de son dard.

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Stephen Enjolras
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Mer 28 Déc - 23:39
A cette question, M. Scamander répondit de manière positive. Cela rassura le blond, qui attendait alors patiemment de pouvoir retoucher terre. Mais le rouquin se reprit immédiatement après, saisit de stress. Une potion était la clef pour annuler l'état de lévitation du plus vieux. Malheureusement, le professeur avait beau chercher dans son manteau, impossible de mettre la main sur une quelconque fiole répondant à ses attentes. Stephen pouvait voir la tension gagner à nouveau le Poufsouffle, comme si il craignait le pire pour le Français.

Ses yeux hétérochromes parcouraient l'assemblée de sorciers en robe noire. Le jeune homme cherchait quelqu'un du regard, un élève qui pourrait l'assister dans une tâche importante : Soutenir le blond le temps qu'il aille préparer la mixture adéquate. Le féru de créatures interpella Jackson pour prendre sa place. C'était un bon choix, même si Enjolras regrettait de devoir rompre le contact physique avec le beau rouquin. Quand au Serdaigle, il semblait plutôt content de faire quelque chose de plus important que le reste de la classe, qui se contentait de regarder et murmurer.

Le jeune pédagogue retourna en direction de son bureau. Il plaça sa grande malle sur la surface de bois et l'ouvrit. Elliot Scamander récupéra ses ingrédients et ses outils et commença la préparation, le tout avec des gestes saccadés. Il tremblait mais était étonnement précis, son regard fuyait à droite et à gauche, mais le jeune homme saisissait ses ingrédients sans même les vérifier. L'esprit du Poufsouffle était sûr de ce qu'il faisait, le corps l'était un peu moins. Ce mélange hétéroclite fascinait le blond en suspension. De toute façon, ce n'était pas comme si il pouvait faire autre chose que de regarder l'adepte de la discipline en action.

Pendant que le rouquin s'affairait à créer une solution, le regard de Stephen divaguait un peu partout. Les Serpentard le regardait parfois d'un mauvais œil, mais sinon le reste continuait de vivre comme si de rien n'était. Quelques rares personnes observaient l'éducateur à l'ouvrage, ou bien le sorcier flottant. Ce dernier crût apercevoir un éclair bleu sur sa gauche, peut-être le Billywig qui profitait de ce bénéfice de liberté. En clair, rien de bien intéressant, si ce n'était que lorsque Jackson s'adressa au Gryffondor.

« Woh, c'est pas vraiment sympa ce qu'il t'a fait l'autre Serpentard, le croche-pied là. Mais d'un autre côté, ça doit être quelque chose de pouvoir léviter, non ? »

« Oui. » Répondit sobrement le blond en coulant un regard vers le coupable.

Même si Enjolras ressentait de la rancoeur vis-à-vis du Serpentard, il ne pouvait blâmer que lui même. C'était imprudent d'avoir tenté de toucher la bête saphir, sans même savoir si la bête était d'un quelconque danger physiquement parlant. Le sorcier reconnaissait son erreur et son manque de jugement sur ce coup-là. Mais bon, tout n'était pas noir dans l'histoire… Il avait pu voir de près le visage angélique de Scamander. Il lui avait même pris la main, ce que le Gryffondor avait beaucoup aimé. Bien qu'il ressentait ce genre de chose pour d'autres garçons, avec le Poufsouffle c'était différent. Plus… Plaisant.

« Pour ce qui est de la lévitation, c'est un peu étrange au début, mais plutôt relaxant lorsque l'effet de surprise est passé. » Termina le jeune blond en rapportant son attention sur le professeur.

Il ne se rendit compte qu'il venait de parler exclusivement en Anglais. Non, le bouclé n'avait pas ressenti le besoin de s'exprimer dans sa langue hybride avec Jackson. Par contre il aimait bien le faire lorsqu'il s'adressait au Poufsouffle. Etrange…

Et voilà justement qu'il revenait en direction de son élève blessé, armé d'une fiole contenant un liquide peu accueillant. Le troisième année de Serdaigle lui laissa la place pour qu'il puisse s'approcher du pauvre homme flottant. Le rouquin afficha un sourire légèrement tendu avant de déboucher le récipient. Enjolras le lui rendit, souriant également. Ses yeux bienveillants fixaient ceux vairons de son professeur. Puis, celui-ci présenta la fiole, invitant explicitement le Gryffondor à boire le contenu.

Si cela n'avait pas l'air alléchant de prime abord, le Français faisait néanmoins confiance au rouquin. Après tout, n'était-il pas le mieux placé ici pour remédier à l'effet d'une piqûre de Billywig ? Le plus vieux y croyait dur comme fer, c'est pourquoi il avala le mélange sans hésiter. Mal lui en prit.

Le remède avait un goût immonde. Une espèce de confrontation entre de l'amertume insoutenable et du prononcé des plus sec. Stephen dut se faire violence pour ingurgiter le liquide, et surtout, il réprima un haut-le-coeur. C'était vraiment affreux, et le jeune homme sentait le regard insistant et inquiet de celui qui avait fabriqué cette chose. Mais oui, Enjolras avait bel et bien tout avalé, au soulagement du professeur, qui observait tout de même avec anxiété le changement soudain de couleur de peau vers une pâleur pas très rassurante. Maintenant le Gryffondor avait vraiment froid.

Mais avant qu'il ne puisse faire quoique ce soit, une lourdeur énorme et sortie de nul part frappa tous les membres du blond. Il se sentait soudainement chuter, même si il ne s'agissait que de quelques centimètres à peine. Au contact du sol, ses jambes flanchèrent et Enjolras se rattrapa tant bien que mal par réflexe sur la personne la plus proche, à savoir Elliot Scamander. Le Gryffondor marmonnait une vague excuse, pas encore tout à fait remis de l'horrible passage de la potion.

Comme quoi, la magie et ses dérivés étaient vraiment tout nouveau pour le jeune Français. Il espérait que cette situation s'arrangerait au fil du temps, même si il appréciait quand même sa première leçon de Soins aux Créatures Magiques.

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Elliot Scamander
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Stephen Enjolras

Elliot savait que la potion avait très mauvais goût, aussi, il avait invité le blond à la boire du mieux qu’il le pouvait avec ses mains prises. Certes, voir le professeur de Soins aux Créatures Magiques –et non de Potions- avec un bouchon dans le bec ne devait pas être très rassurant mais l’élève en lévitation n’avait tout simplement pas le choix. Le roux essayait de ne pas paraître trop crispé afin de ne pas transmettre son incertitude à celui qui était dans les airs, mais c’était plus fort que lui. La situation échappait au Poufsouffle, il ne s’était pas attendu à faire un cours pareil. Avant de commencer, l’esprit du jeune avait réfléchit longuement au déroulement de l’heure. Il n’avait tout simplement pas prévu l’engouement de la foule de sorcier à la vue de sa créature saphir. Il n’avait pas prévu que l’un de ses futurs élèves allait se jeter sur le Billywig et se faire piquer. Non, rien de tout cela. Scamander avait prévu quelque chose de simple et presque ennuyeux. Comme lui en somme. Les gens le trouvant ennuyeux.

Finalement, le bouclé qui parlait français avait réussi à ingurgiter la mixture magique. Il avait bien entendu fait la grimace à cause de cela, Elliot le comprenait bien, les potions étaient rarement délicieuses. A la vue du visage déformé par l’horrible goût du Gryffondor, le professeur se sentit même coupable. De quoi ? De rien, mais il ne pouvait pas s’en empêcher. Son caractère attentionné reprenait le dessus quand il voyait quelqu’un souffrir, qu’elle qu’en fut la manière. Le Choixpeau Magique avait vraiment bien choisi sa Maison.
Le jeune homme aux cheveux de feu s’inquiéta plus que d’ordinaire. Il avait peur que l’élève réagisse mal au liquide qu’il venait de boire. Normalement, il n’y avait aucun problème si la potion était bien réalisée, ce qui était le cas. Mais dans la nature d’Elliot, il se devait de stresser pour un rien.

Cependant, tout ne se passa pas comme prévu, étrangement. La peau du blond se décolora en un instant, preuve que quelque chose clochait. La panique reprit alors possession du professeur qui n’attendait qu’une seule chose : que le Gryffondor touche le sol à nouveau. Ce qui ne tarda pas. Il retrouva sa masse habituelle et retomba sur ses pieds inévitablement. Bien sûr, la surprise fut telle que le jeune sorcier ne pouvait pas tenir debout de lui-même. Il se rattrapa donc par réflexe à ce qu’il pouvait, soit Elliot Scamander. Le professeur recula d’un pas tout en retenant l’élève, il ne s’attendait pas à cela. Une fois stable, il savait qu’il était temps de finir le cours. L’heure était passée finalement.

« Hum, le cours est fini. Je suis désolé si tout ne s’est pas déroulé comme prévu mais voyons le bon côté… Vous avez vu un Billywig en action, tant sur le vol que la piqûre. Merci pour, em, pour votre attention. N’oubliez rien. Au revoir à tous. »

La foule de sorcier rangea ses affaires, murmura et se dispersa. Enfin ! Tout était fini pour aujourd’hui… A un détail près : le blond était toujours là, dans ses bras. Le rouquin ne savait pas trop quoi dire à cet instant. Il se rendit compte de la proximité qu’il avait avec le Gryffondor et cela lui fit perdre ses moyens. Il se serait bien écarté avec rapidité de l’être humain mais il ne pouvait pas, autrement ce dernier allait manger le sol. Il ouvrit donc la bouche et la referma comme un pauvre petit poisson qui cherchait de l’air. Ses yeux étaient quelque peu écarquillés sous la fatigue et le stress permanent.

« Em, vous… Est-ce que-est-ce que vous vous sentez mieux ? Je… Em… »

Le jeune professeur avait décidément beaucoup de mal à s’exprimer. De plus, l’homme blond ne lui arrangeait pas la tâche. C’est qu’il était beau avec ses petites boucles et ses yeux bleus. Elliot sentait la chaleur l’envahir quand il croisa une nouvelle fois le regard de celui qu’il venait de sauver. Il restait coi, attendant la réponse de son interlocuteur. Le Billywig quand à lui avait regagné sa cage lui-même. S’il appréciait la liberté, la fatigue était aussi bien présente. Et puis la petite créature était loin d’être bête. Il savait que la nourriture n’était pas loin.

Soudain, Scamander remarqua à quel point son élève de l’heure était froid. Il n’avait pas remarqué cela en le rattrapant mais c’était désormais flagrant. Lui, il avait chaud mais le Gryffondor était presque glacé. Dans un élan de gentillesse et de panique, le rouquin se débrouilla comme il put pour enlever son long manteau. Il le plaça ensuite sur le dos de l’autre sorcier afin d’essayer de chasser un peu la basse température.

« Si vous êtes… Si vous êtes capable de marcher, je vais vous conduire dans la cabane. Vous avez froid et j’ignore pourquoi. Mais je p-peux peut-être vous aider encore un peu. Ce sera mieux que de vous laisser dehors, em. »

Attendant le blond, Elliot se retourna un instant vers son bureau pour s’assurer que son adorable insecte avait regagné sa « demeure » de fortune. Voyant que tout allait bien de ce côté, il regarda sur le côté, dans le vide. En réalité, Elliot ne se sentait plus capable de regarder l’autre humain en face. Les taches de rousseur présentes sur son visage devaient baigner dans une rougeur qu’il ne se permettait pas. C'était une mimique qu'il avait l'habitude de faire, en plus de se ronger un doigt quelque fois.

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Stephen Enjolras
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Jeu 29 Déc - 1:32
Le professeur avait réceptionné son élève tant bien que mal après que celui-ci revenait les pieds sur terre. Le pauvre Gryffondor tremblait, visiblement sacrément affecté par le caractère magique de la potion. Ou alors c'était juste son goût abominable. Peu importait en réalité, heureusement que le Poufsouffle le retenait, sinon il n'y aurait pas eu que ses pieds pour toucher le sol. Le blond se sentait étrangement vide et froid, ses forces l'avaient quitté. De plus, son esprit venait d'entrer dans un espèce d'état léthargique. Qu'est-ce qu'il aurait aimé être dans son dortoir en ce moment-même, bien au chaud. Mais pour cela, il aurait fallu quitter le beau rouquin, ce que Enjolras ne voulait étrangement pas faire. Oui, il se sentait bien dans les bras de Scamander…

Ce dernier venait tout juste de congédier la classe, l'heure de cours était terminée. Pourtant, l'homme aux cheveux bouclés aurait bien voulu que cela dure, encore et encore. Il ne savait pas si c'était un effet secondaire ou quoi, mais le Gryffondor se sentait terriblement fatigué. Il aurait pu dormir ici, à la protection du Poufsouffle. Ses yeux bleus papillonnaient sans réussir à rester entièrement ouverts. Il n'avait pas conscience de la gêne que ressentait le plus jeune face à un contact aussi prononcé.

Le professeur prit la parole et s'adressa doucement au pauvre élève. Le rouquin s'inquiétait de l'état du plus vieux. Enjolras était réellement touché par la tendresse et l'attention que lui portait l'étudiant de la Maison jaune. Il aurait pu le punir ou le renvoyer du cours pour avoir commis une telle imprudence, mais à la place, Scamander essayait de son mieux de soulager le blond. Il était vraiment gentil et attentionné, Enjolras commençait vraiment à l'apprécier. De plus, sa voix effacée et quelque peu hésitante sonnait divinement aux oreilles du bouclé.

Leur regard se croisa soudainement. Le Gryffondor pouvait détecter tout le malaise du jeune homme dans ses yeux vifs, mais ô combien magnifiques. Le sourire tremblotant et le rouge qui montait lentement, mais sûrement aux joues, amusaient grandement le plus grand, qui souriait un peu bêtement face à ce visage adorable. Stephen aurait pu passer des heures à l'observer sous toutes les coutures. Scamander était absolument délicieux…

Le blond redressa vivement la tête. A quoi donc pensait-il ?! Le pauvre rouquin lui avait posé une question, visiblement inquiet, alors que lui le regardait d'un air ahuri sans même avoir répondu. La fatigue avait vraiment ravagé son esprit, qui divaguait un peu trop sur la beauté du Poufsouffle dans cette situation. Enjolras était vraiment reconnaissant de la patience dont faisait preuve le professeur. On reconnaissait bien là un élève appartenant à la Maison jaune et noire !

L'homme aux yeux bleus allait s'exprimer quand un frisson l'attaqua soudainement, le coupant dans l'action. Son corps tremblait dans un vain espoir de réchauffer l'organisme. L'élève de Gryffondor était gelé jusqu'aux os. Scamander dut le remarquer, car il retira immédiatement son long manteau bleu pour l'offrir au garçon en difficulté. Le posant sur son dos, le rouquin espérait que cela suffirait pour le réchauffer suffisamment le temps que les deux puissent atteindre la cabane de bois située non loin.

Car oui, c'était son idée. Le professeur des Soins voulait amener le pauvre transi de froid dans un endroit où il craindrait moins la température. De ce fait il s'adressa au principal concerné en lui demandant si il était en état de marcher jusqu'au refuge. A cela, Enjolras tenta de se redresser seul, ce qu'il parvint à faire. Le Poufsouffle était déjà si gentil de s'occuper de lui, alors pas question de le faire travailler encore plus ! C'était un peu instable, mais le blond arrivait à tenir relativement droit. Il vit du coin de l'oeil que son sauveur détournait le regard, assez gêné. Si le plus grand se demandait bien pourquoi, l'autre ne lui laissa pas le temps de dire quoique ce soit. Le contact visuel se rompit lorsque Scamander se retourna, ce qui sembla le soulager.

Il reprit la tête du duo en se dirigeant d'un pas gauche et plutôt lent vers la cabane. Le Français ne comprenait pas très bien le grand malaise du plus jeune. Est-ce que le Gryffondor l'importunait décidément trop aujourd'hui ? Croyant à cela, Stephen voulut montrer à l'enseignant qu'il pouvait le décharger de ce fardeau d'inquiétude en reprenant ses moyens rapidement. Le rouquin avait déjà assez fait pour lui, maintenant le blond allait se débrouiller seul.

Enjolras voyait bien que le troisième année regardait parfois derrière lui furtivement. Il s'assurait que le Gryffondor restait bien sur ses talons et n'était pas trop à la traîne. Même si c'était éprouvant, Stephen essayait de garder l'allure de son guide, qui pourtant n'allait pas à une vitesse phénoménal. La maison n'était pas non plus à des bornes de leur position, il ne fallait qu'une poignée de minutes pour la rejoindre. Le Français ajusta le manteau gracieusement prêté par le plus petit lorsque le vent tentait de s'engouffrer dans la tunique noir de sorcier. Ils y étaient presque !

Malheureusement, Enjolras glissa malencontreusement sur une pierre plate qui gisait-là en lâchant un cri de surprise. Elliot se retourna pour connaître l'origine de ce bruit, il n'aurait pas dû. Le Gryffondor partit soudainement en avant et percuta le pauvre rouquin, tombant sur lui par la même occasion. Si le choc avait été amorti par l'autre corps, le blond avait tout de même fermé les yeux dans la chute par réflexe.

Quand il les rouvrit, Enjolras se découvrit nez-à-nez avec l'élève de Poufsouffle. Complètement figé, le plus vieux était incapable de se détourner de ce visage pendant plusieurs secondes, qui lui parurent des heures à ses yeux pâles...

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Elliot Scamander
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Elliot Scamander

Stephen Enjolras

Elliot eut pour réponse à sa question un sorcier qui tenta de se relever avec un peu de difficulté. Néanmoins, le visage du Poufsouffle s’illumina un peu lorsqu’il reporta son attention sur le blond qui venait de se redresser. Il tanguait un peu de temps à autre mais le descendant de Scamander sentait que cela conviendrait pour quelques minutes. La cabane n’était vraiment pas loin, ce n’était donc pas une grosse affaire. Si le Gryffondor n’avait pas l’air trop dans son assiette, il paraissait suffisamment lucide aux yeux d’Elliot alors il était temps de rentrer. Il prit la tête du duo et se dirigea donc vers l’endroit indiqué plus tôt. Son pas était lent afin de permettre à l’autre sorcier en robe de le suivre convenablement. Le professeur n’avait certainement pas envie que celui qu’il tentait d’aider ne le perde de vue, même s’il fallait pour cela faire un effort exceptionnel. Avec la piqûre récente du Billywig, l’amoureux des bêtes ne savait pas comment le blond pouvait réagir dans son dos. Scamander devait bien l’avouer, il n’avait jamais vu quelqu’un réagir ainsi à une simple piqûre de l’insecte bleu et volant. Ce qui l’inquiétait beaucoup au final.

Il fut néanmoins un peu soulagé de voir que sa nouvelle connaissance avait repris un peu ses esprits, un peu de force. Le bouclé de chez les lions dorés marchait plus facilement. Elliot se retournait tout de même régulièrement afin de s’assurer que tout allait bien. Il jetait par la même occasion un œil à sa créature qui l’attendait encore sagement, à mesure que les deux jeunes hommes s’éloignaient. Il avait beaucoup de chance d’avoir un Billywig aussi gentil. Le Poufsouffle saurait le remercier comme il le fallait juste après cette mésaventure. Le rouquin souriait même intérieurement en pensant à l’insecte qui l’attendait. Cela lui réconfortait le cœur que de voir sa créature adorée aussi disciplinée. Et pourtant ! La pauvre bête n’avait plus de dard et on avait tenté de l’attraper, tout du moins, c’étaient les pensées d’Elliot. Il n’avait pas vu la scène de ses yeux alors il était difficile pour lui re reconstitué la pièce comme il le fallait.

Tout à coup, le professeur aux cheveux roux frissonna de froid. Il fallait dire que sans son fidèle manteau, il n’avait qu’une veste sans manche et sa chemise blanche. Pas de quoi réchauffer le corps comme il le fallait. Et puis le climat en Ecosse, et donc à Poudlard, n’avait rien à voir avec celui de Hawaï par exemple. Il faisait souvent gris par ici, il pleuvait et neigeait en décembre. Alors ce n’était pas étonnant de voir les élèves en train de grelotter, ou partant un attirail en laine : bonnet, écharpe, gant, tout était permit ! Oh, bien entendu, Elliot avait son écharpe gris et jaune. Celle de son ancêtre. L’objet avait mystérieusement survécu au temps et le garçon en était tout simplement ravi. Mais il avait l’habitude de la porter comme Newton, c’est-à-dire posée paresseusement sur son cou et pendant de chaque côté du sorcier. Il y avait des meilleures façons de la porter, c’était certain.

Enfin, il y avait d’autres choses à penser. De fait, Elliot se retourna une nouvelle fois pour prendre des nouvelles visuelles de l’élève en noir et rouge. La cabane n’était plus qu’à quelques pas d’eux. Mais qu’elle ne fut pas la surprise du rouquin en voyant le blond projetait en avant et donc… Sur lui. Cela n’avait pas duré longtemps, juste une ou deux secondes. Impossible d’esquiver le corps de l’autre homme et de toute façon, le Poufsouffle ne l’aurait pas fait. Il aurait pu se faire très mal. A la place, c’était son propre corps qui subissait le choc. Il tomba donc en arrière, lâchant lui aussi un cri de stupeur. Elliot Scamander heurta le sol avec violence mais heureusement, la terre était tout de même assez meuble grâce à l’humidité, aussi cela amortit la collision. Il avait même peut-être eu plus de mal en se prenant le français dans le poitrail.

Heureusement, rien de grave. Plus de peur que de mal. Le sorcier avait eu le réflexe de placer ses coudes en arrières afin que ce soient eux qui encaissent l’énergie du choc. Ce fut douloureux pour les bras mais la tête était protégée, et le Gryffondor aussi. Le professeur n’avait pas vu le début de la chute, aussi il ne comprenait pas pourquoi le blond était tombé en avant. Une glissade ? Une jambe qui flanche ? Pour le moment, il n’en savait rien et puis, était-ce si important finalement ? Tout de même, Elliot se retrouvait couché au sol avec quelqu’un d’autre au-dessus de lui. Un homme en plus de cela ! Inutile de dire que la situation était des plus étranges et des plus dérangeantes pour le jeune. Oh bien entendu, le Poufsouffle aurait pu profiter de cet instant. Il aurait pu enlacer l’autre personnage mais… Non ! Impossible. Elliot venait de se liquéfier sur place. Figé comme un piquet. Le sorcier roux ne savait ni quoi faire ni quoi dire.

Pour dire vrai, il était tellement confus que lorsqu’il voulut émettre des mots, il n’y parvint pas. A la place, sa bouche ne faisait que de s’ouvrir avant de se fermer. Un vrai poisson en manque d’eau, échoué sur une côte sans nom. Cette chute avait eu au moins le mérite de le réchauffer drastiquement. Rien que le contact humain procurait de la chaleur mais là, c’était encore plus puissant. Elliot trouvait le blond attirant, même s’il ne voulait pas l’avouer. Ils avaient environ le même âge, alors c’était tout naturel. Et puis les circonstances n’arrangeaient pas les choses, il fallait le dire…
D’un autre côté, le professeur et apprenti magizoologiste était incroyablement stressé. Il avait peur de la réaction de l’autre sorcier, il avait peur que quelqu’un de les aperçoive. Il n’était pas non plus un humain de contact. Scamander avait beaucoup de problème pour s’exprimer avec ceux de son espèce. Il se sentait bien mieux avec ses créatures, alors que faire ?

Néanmoins, le rouquin eut un éclair de lucidité : ils ne pouvaient pas rester comme cela. Il amorça donc l’extirpation de son corps en essayant de ne pas trop bousculer celui de l’élève. Il se dégagea d’abord en tirant sur ses coudes déjà blessés puis se tourna sur le côté afin que le blond le laisse se dégager. Une fois debout, le rouquin aux yeux vairons tendit une main peu assurée vers le Gryffondor. Il ne dit rien cependant, encore sous le choc d’une telle proximité avec un homme.

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Stephen Enjolras
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Jeu 29 Déc - 15:47
Enjolras venait de faire une chute en avant. Heureusement pour lui, la collision avec le corps de Scamander avait pu amortir la douleur, au détriment de celle du rouquin. De plus, les deux visages se trouvaient étonnamment près l'un de l'autre. Les yeux pâles du blond se plongèrent immédiatement dans ceux de son homologue. L'un était brun, et l'autre presque fantomatique. Un contraste des plus intenses qui saisissait le Gryffondor, ne pouvant ce détourner de cette vision. Sans compter sur le reste du visage doux que présentait le pauvre homme attaqué par surprise.

Le rouquin ouvrait et fermait la bouche de manière effrénée, comme si il voulait s'adresser à celui étalé sur son corps blanchâtre, mais sans trouver réellement quoi dire. L'attention du bouclé se porta alors immédiatement sur les lèvres du Poufsouffle. Remuant rapidement, elles semblaient irrésistibles et n'attendaient que l'on s'occupe d'elles. Elles se présentaient ainsi à l'élève, prête à passer à l'action, mais apparemment le reste du corps ne semblait pas enclin à telle chose. Cette chair si douce, le sorcier aux yeux bleus aurait voulu plonger dedans, si seulement son propriétaire était d'accord.

Ce-dernier était complètement pétrifié. Il n'osait sûrement plus bouger, déjà pour ne pas pousser Stephen, mais aussi parce que lui aussi devait observer l'autre visage. Oh, le rouquin devait y trouver son compte, vu qu'il contemplait le plus vieux avec insistance. Pour une fois, l'expert de Soins aux Créatures ne détournait pas la tête, une aubaine pour le blond qui pouvait alors le regarder à loisir. Il savait qu'il aurait dû s'écarter depuis le temps, mais Enjolras ne pouvait tout simplement pas. Surplombant le plus jeune, il en profita pour détailler davantage celui-ci.

Il n'avait jamais fait cela avec un autre homme. Le bouclé appréciait chaque trait et chaque contour de ce beau visage. C'était comme si quelqu'un lui avait lancé un sort. Le Gryffondor n'osait pas voir la réalité, il préférait plutôt mettre ce comportement sur la potion qu'il avait prise un temps auparavant. Oui, pour quel genre de personne serait-il passé si le blond faisait cela de son plein gré ? Le jeune homme espérait ne pas effrayer le Poufsouffle, déjà que la chute avait dû grandement le surprendre.

Enjolras ressentait le stress et la gêne importante émanant du pauvre rouquin. Cela le fit enfin réagir, il ne pouvait tout simplement pas rester comme ça ! Mais si son esprit était parfaitement de cet avis, son corps rechignait déjà plus à la tâche. De la chaleur avait envahi l'homme de la Maison doré et rouge, et ce n'était certainement grâce au manteau, enfin qu'un petit peu. Non, cela était dû au contact conséquent entre les deux humains. De plus, le blond sentait parfois le souffle du Poufsouffle sur la nuque, ce qui lui procurait un petit frisson de plaisir.

Si le plus vieux ne s'occupait que de celui qui se trouvait en-dessous de lui, ce n'était certainement pas le cas de l'autre. Scamander regardait parfois sur les côtés, s'assurant que personne n'était dans les environs pour voir le drôle de duo dans une position étrange. Finalement, il réussit à rassembler son courage pour se redresser.

Le jeune homme repoussa d'abord ses coudes brûlants, qui supportaient le poids de deux personnes. Puis il se contorsionna légèrement pour s'extirper sans trop chambouler le Gryffondor. On voyait bien que le professeur faisait attention à son élève, même si lui ne se contentait que de le regarder un peu bêtement. Lorsque le contact physique se rompit, l'homme du lion doré sentait le froid s'insinuer de nouveau en lui, alors qu'il prenait appuis sur ses mains.

Stephen regardait le Poufsouffle se relever doucement. Une fois debout, le garçon de la Maison du blaireau tendit une main bienveillante, mais tremblante, vers celui qui se trouvait toujours à terre. Le blond l'observa un instant avant de revenir sur la tête du rouquin. La situation avait profondément perturbé le pauvre garçon, on pouvait voir la tension et la crispation dans ses mouvements. Cette vision désola grandement Enjolras, qui s'en voulait terriblement. C'était entièrement de sa faute si le jeune professeur était dans cet état-là. Lui qui était si gentil de s'occuper de blond depuis tout à l'heure ! Stephen avait vraiment honte.

Il saisit rapidement l'aide proposée pour le redresser. Il ne voulait pas faire attendre plus longtemps l'autre sorcier. Pourtant, lorsque les deux mains se touchèrent, l'élève aux cheveux bouclés ressentit un brin de plaisir, comme si ce contact lui réchauffait le coeur.

Maintenant à hauteur du Poufsouffle, Enjolras en profita pour jeter un œil au manteau bleu pour voir si il n'avait pas été abîmé. Encore une preuve que le plus jeune s'occupait bien de lui, le blond ne l'en remercierait jamais assez. Heureusement il n'y avait pas de saleté à l'horizon, ce qui rassura le sorcier. Pour rien au monde il n'aurait voulu devoir rendre quelque chose gentiment prêté dans un état médiocre, et il s'en serait voulu si cela avait été le cas.

Le rouquin gardait le silence. De toute façon, qu'est-ce qu'il aurait pu dire ? C'était à Enjolras de prendre la parole et de s'excuser platement, ni plus ni moins. C'était de sa faute si les deux hommes s'étaient retrouvés dans ces circonstances étranges. Mais le blond était encore en train de regarder le sorcier, sous le choc.

Mais reprenant bien vite ses esprits, Enjolras s'exprima soudainement, comme si il se rendait seulement compte de ce qu'il venait de se passer.

« My apologies Sir, je-je ne voulais pas… Vous, euh... I mean, so-sorry ! »

Il tendit également le grand habit qui ne lui appartenait pas. Après ces dernières minutes étranges, le jeune homme ne se sentait plus de pouvoir le garder. Il préférait rendre le manteau à son propriétaire, qui venait justement de frissonner. Le pauvre était en chemise, et le Gryffondor ne pouvait accepter qu'il se prive de cette source de chaleur pour plutôt en faire profiter son élève.

Le jeune homme n'était plus du tout assuré et perdait tout ses moyens, ce qui est plutôt rare pour le souligner. Sa voix tremblait alors qu'il cherchait vainement ses mots. Il se sentait terriblement gêné d'avoir mis Scamander dans une situation pareille. Le Gryffondor tourna la tête, honteux de ce qu'il avait fait. De plus, il sentait qu'une couleur chaude empourprait ses joues, ce qui le ne rassurait pas tellement. Enjolras espérait que le professeur ne lui tiendrait pas rigueur de ce comportement plutôt déplacé. Mieux, que le rouquin oublierait assez rapidement cette situation extrêmement gênante pour eux deux...

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Scamander attendait que l’autre jeune homme saisisse sa main afin de l’aider à se relever.  Le Poufsouffle, malgré toute sa gêne, ne pouvait pas le laisser dans cet état. Il avait réussi à se remettre debout, et c’était un exploit. Son élève n’avait peut-être pas cette chance alors il n’était pas question de le laisser sur place. Et puis par chance, personne n’était venu fouiner par ici. Il fallait dire que vu le froid, les gens de Poudlard évitaient de sortir, surtout quand ils n’avaient rien à faire en extérieur. De plus, il y avait d’autres cours que celui du rouquin alors ce n’était pas étonnant de ne croiser personne. Les élèves avaient bien d’autres choses à faire. Réviser par exemple. Ce qu’Elliot aurait dû faire après avoir terminé son cours et ranger ses affaires. Cependant, le destin en avait décidé autrement… Pour le meilleur comme le pire.

Finalement, le blond empoigna la main tendue vers lui et se remit sur ses jambes bien vite. Le professeur débutant se dépêcha alors de retirer sa main, bien qu’au fond de lui, il aurait préféré que le contact dure plus longtemps. Mais il ne fallait pas exagérer ! Les deux hommes n’étaient pas là pour se faire des câlins, loin de là. Et puis avec ses bras irrités et son manteau qui lui manquait, il fallait le dire, Elliot avait bien envie de retourner dans sa chambre. Ou tout du moins dans la cabane pour le moment. Il mourrait également d’envie de s’occuper de son Billywig et de ses autres créatures, avant de plonger son nez parsemé de taches dans les livres.

Avant de repartir, le Poufsouffle voulait s’assurer que le français à la beauté dérangeante était prêt à le suivre de nouveau. Le sorcier doué avec les créatures se risqua donc un regard timide vers son interlocuteur. Il vit alors que le Gryffondor inspectait discrètement le vêtement bleu nuit qu’il lui avait prêté. Cela rassura le professeur qui tenait énormément à cet objet, tout comme à son écharpe grise et jaune. Heureusement, seule la chemise du jeune homme roux avait souffert de la chute. Il y avait des traces vertes et marron, celles de l’herbe et de la terre. Rien de bien méchant cependant. Puis, Elliot se concentra un peu plus sur le blond en entendant ses paroles.

L’élève s’excusa un peu difficilement, il avait perdu cette assurance naturelle qui émanait de lui. Il s’était exprimé dans sa langue maternelle, ainsi que dans celle du britannique. Heureusement, comme pour tout à l’heure, Scamander était capable de comprendre la langue de Marianne. Il avait de la chance pour cet instant, de s’être intéressé au français. Elliot s’en serait voulu de ne comprendre qu’à moitié cette personne qu’il trouvait intéressante.
Mais le Poufsouffle se sentait mal pour son collègue Gryffondor. Le troisième année des lions était très embarrassé, à tel point que le rouquin avait l’impression de voir une sorte de reflet de lui-même. Certes, la situation avait été des plus étranges mais le professeur n’avait pas envie que le blond se sente mal. Pas après tout cela. Et puis, il était dans le devoir du Poufsouffle de lui venir en aide. Déjà parce qu’il s’agissait de la nature de sa Maison, mais également parce que le bouclé était blessé par sa faute. Jamais il n’aurait dû laisser le petit Billywig sortir de sa cage. Ou bien il aurait dû être plus vigilant afin d’éviter ce genre d’accident.

Ensuite, le français enleva le précieux manteau du descendant de Newton Scamander et il le présenta à son propriétaire. Elliot lança alors un regard interrogateur à l’autre sorcier mais il prit tout de même le vêtement dans ses bras. Après tout, sa connaissance n’avait pas besoin de s’expliquer. Il devait déjà se sentir assez mal comme cela, il était inutile d’en ajouter d’avantage. Le Blaireau ne voulait pas en savoir plus, aussi il rompit le contact visuel en s’ébouriffant les cheveux, et plus particulièrement la mèche qui lui tombait sur le front. Un geste simple et qui traduisait une certaine gêne, une envie de passer à autre chose. Avant cela, le jeune homme aurait jurer voir l’autre rougir mais il chasse cette idée de son esprit.

Elliot replaça son manteau avec un pincement au cœur. Il ne voulait vraiment pas que son élève meurt de froid, et pourtant ce dernier ne voulait plus de cette source de chaleur. Pour peu et le rouquin n’allait pas remettre son vêtement foncé… Cependant, cela aurait été idiot de sa part puisque le Gryffondor le lui avait rendu.
Il était temps de rassurer un peu le sorcier noir et rouge et d’arriver, enfin, à destination.

« C-Ce n’est rien, ne vous inquiétez pas… Vous avez glissé, cela peut arriver à tout le m-monde. Allons s’y, je ne voudrais pas que vous attrapiez quelque chose dehors… »

Il lança ensuite un regard bref à l’autre homme puis tourna des talons afin de reprendre la route. Il tourna très rapidement la tête afin de voir si le blond pouvait le suivre puis il continua ses pas jusqu’à l’entrée de la bâtisse en bois. Elliot ouvrit la porte doucement –il fallait toujours faire attention à cette fichue porte qui grinçait-puis il s’écarta légèrement de l’entrée ainsi faite.
Le rouquin fit ensuite fleurir un tout petit sourire sur son visage pâlot et invita le français à entrer avec un geste de main très discret et simple. Enfin un peu de chaleur pour se pauvre élève.

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Stephen Enjolras
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Jeu 29 Déc - 17:54
Lorsque Stephen présenta timidement le long manteau au rouquin, celui-ci lui adressa un regard circonspect. C'était sûr que ce n'était pas la meilleure des choses à faire pour le pauvre Gryffondor déjà gelé, mais il ne voulait pas non plus handicaper le jeune homme qui prenait sur son temps pour l'aider. Le Poufsouffle était vraiment quelqu'un de généreux malgré son stress permanent. Le blond ne voulait pas l'importuner davantage. De plus, il voyait bien qu'il n'était pas le seul à avoir froid, l'autre grelottait par moment, en plus d'avoir eu affaire à la fraîcheur de la terre. Scamander accepta donc l'initiative du plus vieux, même si il hésitait encore à enfiler son habit, qui lui seyait très bien soit dit en passant.

Le Français se sentait mal pour son collègue. Il avait à peu près réussi à cerner le caractère de ce-dernier depuis le temps. Plutôt timide et pas très assuré, le Poufsouffle est vite en proie à la tension lorsque quelque chose ne se déroule pas normalement. Et cette situation bien particulière, eh bien elle dure depuis le début du cours ! La demande de libérer le Billywig pour l'observer, la piqûre puis la potion, et maintenant la glissade. Certains auraient même dit que le mauvais sort s'acharnait sur le pauvre professeur. Et tout cela à cause du jeune homme blond. Oui, si il n'avait pas été aussi curieux, ils ne se seraient jamais retrouvés l'un sur l'autre il y a peine quelque seconde !

Elliot prit soudainement la parole. Il se montrait rassurant et comprenait bien que cela n'était que le fruit d'un accident. Mieux, l'homme aux yeux bicolores s'inquiétait réellement pour la santé de son élève. Il l'invita à reprendre la route vers la cabine, qui n'était désormais qu'à quelques mètres du duo. Un dernier regard légèrement pressé mais satisfait, et le plus petit se retourna en direction de l'objectif. Il attendit de voir si le Gryffondor pouvait marcher, ce qui était bien le cas, et sans trop de difficulté en plus, puis commença à remarcher lentement. Le plus vieux suivit tout près derrière, mais avec un espace plus important entre les deux qu'auparavant. Si il devait glisser de nouveau, normalement il n'heurterait pas le corps devant.

Le trajet se déroula en silence, ce qui arrangeait le bouclé. Toujours gêné, il ne savait pas quoi dire pour expliquer son comportement. Certes, ce n'était pas de sa faute si il était tombé, mais enfin ! Même un aveugle aurait remarqué à quel point Enjolras avait admiré le rouquin alors que leur visage n'était séparé que par une poignée de millimètres. Fixant un coup ses yeux étranges, puis l'instant d'après ses lèvres si alléchantes, si le professeur n'avait pas prit le blond pour un obsédé, c'était bien sa chance !

Non, rien ne pouvait excuser ceci. Il n'avait pas été sous l'emprise d'un quelconque sortilège. Depuis le début, Enjolras était parfaitement conscient de tous ses faits et gestes. Il se demandait même si il n'avait pas un peu profité sa souffrance, inconsciemment, pour provoquer autant de contact avec le Poufsouffle. Si c'était le cas, l'élève de la Maison rouge avait vraiment honte. Mais d'un autre côté, c'était la première fois que cela arrivait. Avec un parfait inconnu par conséquent. Et ce n'était pas si désagréable.

Le vent se mit soudainement à souffler, frappant de plein fouet le blond qui poussa un petit cri de surprise en réponse à cette agression. Il priait pour que le passionné de créatures ne l'ait pas entendu, Stephen était déjà assez embarrassé comme cela. Le cheminement se termina très rapidement, les deux jeunes gens venaient d'arriver sous le seuil de l'abri. Une vieille bâtisse à l'air décrépit de l'extérieur. Cette vision n'enchantait pas des masses le sorcier vêtu de noir, mais le rouquin était déjà à l'attaque de la porte. Celle-ci s'ouvrit dans un grincement qui n'était pas pour rassurer. Le professeur des Soins aux Créatures Magiques invita prestement son élève à pénétrer au sein de la cabane.

Enjolras lui lança un regard troublé. Il aurait préféré que le gentil Poufsouffle passe avant lui, et surtout qu'il ne fasse pas autant preuve de cordialité et de sympathie pour celui qui avait causé déjà beaucoup de problèmes. Le blond savait que c'était ici les caractéristiques principales de la Maison du blaireau jaune et noir. Elliot Scamander était alors parfaitement à sa place là-bas, mais tout de même ! Cela rendait le troisième année mal à l'aise. Mais pour ne pas froisser son homologue, il suivit sa demande et entra à l'intérieur d'un pas un peu effacé.

La première chose que constata Stephen, c'était la présence d'une petite cheminée et de son foyer. L'homme aux yeux bleus retrouvait enfin le sourire ! Même si il ne faisait pas des chaleurs exceptionnelles, c'était largement suffisant pour se réchauffer, et c'était largement mieux que de rester dehors sous le climat hivernal. En regardant le décor, le jeune Gryffondor voyait tout un tas de bouquins disséminés çà et là. Tous devaient concerner les Animaux Fantastiques ou Créatures Magiques, ce qui attisa la curiosité de l'élève. Des plantes suspendues au plafond ou dans des bocaux, sûrement pour les sécher. Au fond de l'unique pièce, le bouclé arrivait à distinguer des sacs débordants de graines en tout genre. Il y avait également des potions sur des étalages, et de la poussière. Beaucoup de poussière.

Au centre de la cabane trônait peut-être une table arrondie et quelques chaises. Difficile à voir avec toutes les notes et autres affaires qu'il y avait dessus. Cette vision amusa grandement le frileux et lui arracha un bon sourire. Oui, Enjolras aimait beaucoup sourire. Et Scamander ne devait alors pas être une personne très organisée, ou bien trop occupée pour faire le ménage. Mais étant de dos à ce-dernier, le Poufsouffle ne pouvait pas voir encore que son apprenti reprenait doucement des couleurs, le feu de bois y jouant pour beaucoup. Finalement, c'était pas si mal cette petite maison !

Par contre, Enjolras attendit que le rouquin rentre à l'intérieur et referme la porte avant de se retourner légèrement vers lui, de sorte à ne pas tout à fait lui faire face. Le blond n'osait pas bouger tant que son hôte ne lui avait pas indiqué ce qu'il pouvait faire...

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Elliot Scamander
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Jeu 29 Déc - 18:36
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Elliot Scamander

Stephen Enjolras

Après avoir indiqué à son élève d’entrer dans la maisonnette, Elliot attendit que le Gryffondor pénètre dans celle-ci pour entrer à son tour. Tandis que le blond observait les lieux et alla s’installer près du feu instinctivement, le professeur referma la porte avec une délicatesse qui lui était propre. Une fois cela fait, le jeune homme resta sur le seuil, dos à l’autre humain, face à la porte en bois. Il lança ensuite un regard très discret et rapide en arrière pour voir si le blond trouvait sa place et comme ce fut le cas, Scamander s’autorisa un petit soupir bien mérité. La pression redescendait enfin de son pauvre corps de sorcier stressé. Il pouvait enfin respirer un peu plus. C’était son chez-lui ici, bien plus que la chambre dont il avait hérité grâce à son statut d’instructeur magique.

D’ailleurs, la cabane était à l’image de son propriétaire. Simple et quelque peu négligée mais tout de même chaleureuse, bien qu’en perpétuelle pression. Elliot adorait cet endroit et il imaginait souvent son ancêtre assit au coin du feu en train de rédiger des notes sur une créature fantastique. Il avait également une pensée pour tous ceux qui avaient mis les pieds ici, avant lui. Mais désormais, cette cabane était sienne et cela se voyait. L’intérieur n’était pas bien grand. Pour ainsi dire, la bâtisse ne contenant en réalité qu’une seule pièce. Il y avait de quoi s’asseoir, de quoi poser des choses mais tout l’espace était déjà presque prit. Par exemple, la table principale était cachée sous une tonne de paperasse, de livres et de fioles. Elliot devait vraiment apprendre à ranger ses objets. Néanmoins, le rouquin savait très bien s’y retrouver dans tout cela. C’était son bazar organisé.

Il y avait également de la poussière un peu partout et on pouvait deviner sans difficulté que le sorcier ne passait pas beaucoup de temps à nettoyer. Pour être exact, il n’avait pas vraiment le temps. Et puis ses invités étaient rares et la saleté ne dérangeait pas l’étudiant. Cela permettait même à des araignées de vivre au chaud, alors pourquoi changer les choses ?
Tout de même, cela ne devait pas être très agréable pour le français. Il n’y avait pas beaucoup de place, ce n’était pas chez lui et en plus, le décor était étrange. Mais il était trop tard, Elliot n’allait pas se mettre à ranger tous ses trucs. Il pouvait par contre dégager un peu la table et proposer quelque chose à son invité du jour.

Le jeune roux se retourna donc et posa rapidement ses yeux sur le sorcier en train de se réchauffer. Il enleva ensuite son manteau bleu et le plaça sur un porte-manteau couvert de vêtements. Il dégagea ensuite son cou de sa précieuse écharpe qu’il déposa sur le coin d’un meuble où il n’y avait pas de poussière. Apparemment, Scamander avait l’habitude de la déposer à cet endroit exact. Ensuite, le sorcier s’approcha du Gryffondor mais plutôt que de lui adresser la parole, il commença d’abord par enlever quelques objets de sur la table. La potion qui mijotait là trouva sa place ailleurs, les livres empilés furent déplacés sur une autre pile de livre… Elliot attrapa des feuilles de papier qui trainaient là, les rassembla et s’en débarrassa là où il le pouvait. Puis, il vit du coin de l’œil que l’élève n’était pas tout à fait à l’aise : il devait attendre que le rouquin lui dise quelque chose. Confus, Elliot se tourna donc vers ce dernier.

« Bienvenue, comme on dit… Je sais, ce n’est pas très… P-Propre et ordonné mais-mais je m’y retrouve. Je n’ai pas beaucoup d’invité, alors… »

Il se gratta l’arrière du crâne, visiblement gêné d’admettre le bazar qu’il y avait ici. Ses yeux vairons se déplaçaient avec rapidité partout où ils le pouvaient, traduisant le malaise du roux.

« M-mais faites comme chez vous ! Est-ce que ça va mieux ? Vous n’avez plus le vertige ? P-plus froid ? Je vais… J’ai quelque chose. »

Le professeur pivota sur lui-même pour se rendre à l’autre bout de la table principale. Là, il trouva sa place sur une chaise un peu vielle et il se mit à chercher des choses des yeux. Rapidement, Elliot se relevant et alla chercher une tasse –propre bien sûr-. Il l’a déposa sur le support et commença à préparer une mixture. Il avait pris soin de se laver les mains en entrant, grâce à un seau d’eau propre à l’entrée. Le sorcier plaça des feuilles de camomille dans le petit récipient en porcelaine, puis ce fut autour de l’eau bouillante. Il alla donc  en chercher dans le chaudron qui trônait au-dessus du feu de la cheminée et déposa la préparation juste devant le membre de la Maison Gryffondor. Le jeune homme lui adressa ensuite un sourire discret et soudain, une expression de surprise envahit son visage.

« Votre livre ! Le Billywig ! Je-Je reviens tout de suite ! »

Revoilà Elliot le stressé. Heureusement, cette fois, c’était pour la bonne cause. Le rouquin fila donc en dehors de la cabane, prenant le soin de refermer la porte derrière lui. Il courut jusqu’à l’endroit où son cours s’était déroulé et il trouva le pauvre livre au sol, ainsi que le Billywig qui avait finit par ressortir de sa maison. Elliot Scamander ramassa doucement le Monstrueux Livre des Monstres et s’adressa ensuite aux deux créatures :

« Je suis vraiment désolée, Maman est là. Enfin, je ne suis pas vraiment ça pour toi –il désigna le livre du regard- mais peu importe. Je vais te ramener au chaud, près de ton propriétaire.

Et toi, Wizgy, tu as été très sage ! Je suis vraiment fier de toi. Viens. Viens me voir. »


Il tendit sa main et l’insecte bleu s’approcha, néanmoins, il était incapable de se poser sur la main du roux aux yeux bicolores.

« Voilà. Je vais m’occuper de toi aussi. Tu as perdu ton dard mais tu sais bien qu’il repousse, n’est-ce pas ? »

Elliot chercha ensuite quelque chose du regard. Une fois trouvé, il se baissa pour ramasser l’objet de son attention. Il s’agissait du fameux dard de Wizgy. Il le rangea dans la poche de son pantalon.

« Aller, maintenant, entre dans cette cage s’il-te-plait. »

Le petit animal saphir émit un son plaintif. Si au début le visage du professeur semblait triste, il se ressaisit rapidement.

« Je sais. Excuse-moi Wizgy. Tu vas pouvoir voler tranquillement après. S’il-te-plait… Tu sais très bien qu’il nous attend. Hop hop ! »

Pour encourager le Billywig, le Poufsouffle alla chercher la cage en bois et la présenta au petit monstre. Ce dernier voleta encore un instant avant d’entrer sagement. Elliot lui murmura un merci puis se dépêcha de finir ce qu’il avait à faire. Il rassembla les notes qu’il avait laissées sur son bureau provisoire, ainsi que les choses utilisées pour confectionner la potion contre la lévitation. Une fois cela fait, le professeur roux ferma sa valise et emporta le tout. Impossible de savoir comment il s’y prenait pour prendre la cage, la lourde et imposante valise, ainsi que le Monstrueux Livre des Monstres.

Une fois devant la cabane, le sorcier se débrouilla pour ouvrir la porte, non sans mal. Il débarqua les bras ainsi chargés et déposa la malle dans un premier temps. Ce fut ensuite au tour du Billywig et du livre vivant. Elliot laissa le Billywig de son côté de table, mais il plaça l’ouvrage près de son propriétaire. Il adressa un regard furtif à l’intéressé et se plaça juste sur une chaise, juste en face du sorcier de Gryffondor (et non pas au bout de la table comme tout à l’heure). Le rouquin s’ébouriffa une nouvelle fois les cheveux, une autre mimique, avant de prendre le Monstrueux sur ses jambes.

« Il a été soumis au stress mais je ne pense pas qu’il vous en tienne rigueur. Ces livres sont très spéciaux… Je-Je les adore, em… Pour l’aider à se détendre, il suffit de le caresser comme… »

Le professeur de Soins se stoppa un instant en repensant au contact qu’il avait eu avec son élève. Il chassa rapidement cela en clignant des yeux. Il balbutia ensuite la suite :

« Comme tout à l’heure, em. »

S’en suivit donc des caresses sur la reliure du livre vivant qui adorait cela. On pouvait lire sur le visage du Poufsouffle qu’il était plus détendu grâce à l’ouvrage. Il l’aimait également, même s’il ne lui appartenait pas. C’était le regard d’une mère qui couvait son enfant.

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Stephen Enjolras
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Jeu 29 Déc - 23:59
Positionné près de la seule source de chaleur de la maison, le Gryffondor observait discrètement les gestes du rouquin. Il avait tout d'abord refermé la porte en bois massif, logique. On sentait que le sorcier au blason jaune s'était détendu à la vue d'un environnement familier. Après tout, il s'agissait de la cabane mis à disposition par Poudlard pour l'enseignement des Soins au Créatures Magiques. Et puis, quand on faisait abstraction du côté un peu lugubre de l'endroit, le fait que le bazar à l'intérieur soit conséquent ajoutait un soupçon de vie à la bâtisse.

Elliot se dévêtit ensuite de son manteau et de son écharpe. L'un sur le porte-manteau et l'autre sur le coin d'un meuble. L'attitude du jeune était plus sereine, plus calme. C'est vrai, il n'y avait pas de quoi stresser non ? Les deux personnes s'étaient enfin réfugiées dans la masure sans problème supplémentaire. Il y en avait déjà tellement eu qu'on aurait pu penser que les jeunes hommes étaient maudits. Heureusement non, il ne s'agissait là que d'un désastreux concours de circonstance qui les avait amené dans des situations non conventionnelles.

Le professeur de Soin se rapprocha de la table et s'affaira à en débarrasser son contenu. Il profita de cet instant pour souhaiter maladroitement la bienvenue à Enjolras au sein de sa demeure. Le Poufsouffle s'excusa ensuite pour le capharnaüm. Il n'avait pas pour habitude de recevoir d'invités ici. Stephen prit cela pour une chance et un compliment : Peu pouvait donc se vanter d'avoir pénétré l'étrange cabane. Cette constatation fit se sentir le Français spécial, bien que cela sonnait légèrement égoïste.

Le blond aurait pu aider son hôte à ranger le bazar, mais cela l'aurait sûrement plus bousculé qu'autre chose. Alors il se contenta seulement de le regarder faire. Le plus vieux voulait à présent tenter un maximum de ne pas traîner dans les pieds du gentil rouquin. Ce ne serait pas très reconnaissant de sa part de le perturber une fois de plus. Et puis Enjolras trouvait bien vite intérêt à rester en retrait qu'à agir.

Avec ses gestes un peu tremblant en quête d'une place meilleure pour les objets, Scamander faisait à la fois sourire et pitié. Ce jeune homme en avait décidément beaucoup sur le coeur et n'arrivait pas à expulser son trop plein de stress. Même lors des situations tranquilles, le professeur débutant faisait preuve de beaucoup de patience et bienveillance, mais aussi d'une tension constante, comme si il avait peur de déranger les autres personnes. Et ici, il s'agissait du Gryffondor qui ressentait exactement la même chose. La situation était alors plutôt ironique, et un climat de malaise ambiant avait fini par s'installer entre les deux étudiants.

Heureusement, Elliot brisa le silence en s'interrogeant au sujet de l'état du blondinet. Si il avait encore des vertiges ? Non, ça allait relativement bien. Si il avait encore froid ? Eh bien, ce n'était pas exceptionnel, mais sa température corporel avait dû remonter de un ou deux degrés. La cabane était en bois, alors malgré la présence d'un feu, l'isolation n'était pas vraiment au rendez-vous. Le Poufsouffle termina cependant en marmonnant plus que parlant, comme si il réfléchissait à voix haute. De ce fait, Enjolras ne comprit pas vraiment la dernière partie. Alors il ne répondit pas et attendait que l'autre répète ou agisse.

Le rouquin alla chercher une tasse puis des feuilles diverses, puis commençait à préparer quelque chose. Le jeune homme de Gryffondor priait juste pour que ce ne soit pas encore une de ces potions indigestes, comme celle de tout à l'heure. D'ailleurs en y repensant, le blond ferait plus attention à ce qu'on lui proposait désormais. Pas qu'il ne faisait pas confiance à son professeur, au contraire. Si celui-ci n'avait pas été si présent pour s'occuper du plus vieux, qui sait ce qu'il serait arrivé ? Mais l'expérience passée lui avait apprise à prendre le temps de se renseigner et de se préparer psychologiquement à l'ingestion d'une quelconque potion étrange.

Pendant que Stephen se remémorait ce douloureux contact avec l'élément magique, le timide Scamander s'était rapproché pour puiser de l'eau chaude dans le chaudron au-dessus du feu. Il présenta ensuite la tasse à son pauvre élève, l'accompagnant d'un regard signifiant 'tu n'as rien à craindre', et d'un petit sourire discret. Le soulagement toucha le bouclé, plus particulièrement lorsqu'il saisit le récipient et vit qu'il ne s'agissait que d'une infusion banale, qui n'avait que pour but de le réchauffer un maximum. Soudainement, le visage doux du rouquin se mua en surprise lorsqu'il repensa au Billywig et au Monstrueux Livre des Monstres, qui attendaient dehors et dans le froid.

Ni une ni deux, le professeur se leva rapidement et quitta la cabane à la même vitesse, prenant soin de refermer la porte derrière lui. Enjolras se leva immédiatement, posa sa tasse, et se rendit à la fenêtre la plus proche pour voir son hôte s'éloigner au loin. Le pauvre n'avait même pas pris le temps de revêtir son manteau ni même son écharpe. Le blond aurait pu lui courir après pour lui apporter les vêtements, mais il savait que ce n'était pas une très bonne idée. Pire, le jeune Poufsouffle se serait encore plus inquiété de voir le souffrant sortir de l'abri de bois. Stephen voulait éviter de causer encore plus d'ennuis à l'expert en créature magique. Alors il attendrait sagement son retour, au chaud.

L'homme aux yeux bleus profita que le rouquin se soit absenté momentanément pour faire le tour de la pièce en détails. Les différents flacons contenant des choses diverses piquèrent la curiosité du troisième année, mais ce-dernier se lassa rapidement en constatant qu'il ne reconnaissait absolument rien. La confection de potion et la botanique ne l'avaient jamais attiré plus que cela. A vrai dire, le niveau du Français dans ces deux matières n'était vraiment pas folichon, voire même médiocre. Mais ce qui l'intéressait plus en revanche, c'était les piles phénoménales de bouquin ici et là. Il y en avait de toutes les formes et de toutes les couleurs, des anciens comme des plus récents.

Stephen vouait une grande passion pour la lecture, autant dire que cet endroit regorgeait d'ouvrages en tout genre qui lui faisaient de l'oeil. Peut-être même pourrait-il demander à leur propriétaire si il y avait possibilité d'en emprunter quelques-uns ? Mais le Gryffondor verrait cela à plus tard, pas la peine de rajouter encore une possible source de stress à sa nouvelle connaissance. Il y avait déjà eu assez d'émotions pour aujourd'hui.

Des papiers traînaient un peu partout, mais Stephen refusait de jeter un œil. Ces affaires-là ne le regardaient pas, et de toute façon le bouclé respectait la vie privée de son professeur. En frôlant une étagère, le jeune homme fit trembler le meuble et un livre tomba devant lui. Curieux, le blondinet décida d'y regardait rapidement. Il retourna à sa place, sur la chaise à côté du feu. L'objet de papier avait une belle couverture de cuir, relié par cette même matière. Si de l'extérieur les pages semblaient jaunies par le temps, le cuir qui composait le contour du bouquin était en parfait état. Il n'y avait même pas de poussière à déplorer ! Enjolras voyait bien que le rouquin prenait soin de cette œuvre, il était même impressionné par sa qualité après tant d'années.

Quand le sorcier l'ouvrit, la première page indiquait le titre 'Les Hippogriffes, tout savoir de A à Z'. Plus bas, le jeune homme reconnu la signature de 'Newton Scamander' grattée à la main. Un sourire lui échappa. Voilà donc l'une des œuvres de ce fameux magizoologiste ! A présent le blond n'avait qu'une hâte, celle de feuilleter le livre. Ses doigts firent attention à ne pas déchirer ni froisser le papier, pendant que ses yeux admiraient le fruit de nombreuses recherches. Le Gryffondor découvrit des esquisses incroyables, des anecdotes et de recommandations. Pleins de choses à propos de ce majestueux animal qu'est l’Hippogriffe.

Complètement absorbé par sa lecture, l'homme aux yeux pâles sursauta terriblement lorsque la porte de la maison s'ouvrit en fracas. Comme si il était pris en flagrant délit, le troisième année referma et cacha expressément l'ouvrage dans une pile à côté, tout en faisant paradoxalement très attention à ne pas l'abîmer. Heureusement, Elliot semblait trop occupé à se démener avec sa valise, la cage et le Monstrueux Livre des Monstres de l'élève de la Maison du lion. Avec un peu de chance, il n'avait pas remarqué le manège du plus vieux.

Celui-ci se redressa dans le but de venir en aide à son hôte du jour, mais cela était vain. Scamander avait réussi par on ne sait quel miracle de se débarrasser tranquillement de l'imposante malle et de la cage du Billywig. Voilà maintenant qu'il s'approchait de son invité le livre à la main, alors Stephen se rassit. Le roux s'installa juste en face de lui avec son petit protégé et ébouriffa ses cheveux, ce que le blond trouva adorable.

Le Poufsouffle semblait plutôt content et s'affairait à présent à caresser la créature tout en rappelant que cette action la détendait, même si à dire vrai sa voix avait un peu flanché, comme si l’évocation de ce moyen l'avait gêné. Enjolras s'en rendit compte et détourna le regard pour se poser sur le Billywig. Il tenait tout de même à remercier celui qui avait été recherché la créature pour lui et replongea un instant dans les yeux bicolores du rouquin.

« Thank you Sir, vous m'avez ramené ce livre… C'-c'est vraiment kind de votre part, merci. »

Puis il reporta son attention sur l'insecte. Le pauvre devait à présent voler sans dard, ce qui allait probablement le déranger. Cette vision attrista le sorcier qui se sentait vraiment coupable. Après tout, cela était de sa faute. Il aurait dû laisser la créature tranquille au lieu d'essayer de l'approcher. Soudainement pris de panique, Enjolras se retourna vers l'autre homme. Et si la bête saphir allait mourir ? Peut-être qu'il ne pouvait pas vivre sans son dard, l'étudiant n'en savait rien. Alors, poussé par l'urgence et par le stress, Enjolras s'adressa brusquement à son professeur.

« M. S-Scamander, sans son dard, est-ce que le Billywig va … ? »

Le blond n'arrivait même pas à terminer sa phrase, trop choqué. Il n'avait même pas employé de mots Français, prouvant bien que son esprit était déstabilisé. Et ce 'M. Scamander', c'est que la situation était on ne peut plus sérieuse pour Enjolras. Le plus jeune semblait si attaché à la bête bleu, cela lui fendait le coeur… Si le rouquin répondait affirmativement, le pauvre Gryffondor s'en voudrait probablement toute sa vie.

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Elliot Scamander
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Ven 30 Déc - 0:43
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Le professeur de Soins aux Créatures Magiques était absorbé dans sa tâche. Il ne voulait pas que le pauvre livre souffre d’avantage, puisque de toute évidence, le blond avait dû le laisser tomber dans le vouloir. Elliot adorait vraiment ses petits yeux arachnoïdes et la couverture velue et un peu rêche au toucher. Et puis il y avait cette reliure parsemée de plus grands poils sombres. Ils étaient très doux, comme une invitation pour les sorciers à les caresser. Cependant, le rouquin avait constaté que beaucoup de personnes avaient peur de ce livre vivant. Tant par son apparence qu’ils trouvaient repoussante que par le caractère un peu difficile du Monstrueux Livre des Monstres. En effet, il arrivait que les débutants se fassent mordre par les pages de l’ouvrage alors qu’ils n’avaient pas fait attention. Si cela ne tenait qu’à lui, le Poufsouffle aurait ajouté un cours sur ce livre à son planning. Malheureusement, selon le registre, il ne s’agissait pas là d’un animal fantastique à part entière. De fait, impossible de l’enseigner au programme…

Puis, le français remercia le jeune homme alors qu’ils croisaient leurs regards. Le rouquin se sentait gêné, il n’avait fait que son devoir. Néanmoins, Elliot devait bien avoué que cela lui faisait plaisir. Il aimait qu’on l’apprécie pour ses actions et son travail, comme un bon Poufsouffle. Mais cela ne l’empêcha pas de rougir légèrement et de se mordre le doigt un instant.
Tout à coup, l’élève de Gryffondor reprit la parole, nettement plus tristement. Il se demandait si le petit Billywig allait mourir sans son dard. C’était une très bonne question de la part d’un débutant… Mais pour le descendant de Newt, c’était plutôt amusant comme question.

Aussi, le roux savait qu’il ne devait pas rire. Il savait que c’était déplacé. Mais, malheureusement, il ne put s’empêcher de laisser partir des petits bruits d’amusement. La créature était bien entendu hors de danger, autrement, le professeur n’aurait jamais réagi ainsi. Et puis si c’était le cas, la population de cette espèce avait vraiment du souci à se faire. Finalement, Elliot s’arrêta de rire tranquillement. Il ne voulait pas être blessant ou méchant, il avait simplement besoin d’évacuer le stress accumulé. Et puis un connaisseur tel que lui ne pouvait pas prendre l’interrogation au sérieux, même s’il le voulait vraiment.

Le Poufsouffle se décida donc à rassurer son interlocuteur :

« Ne vous en faites pas. Wizgy peut survivre sans son dard.

Pardonnez-moi, je ne m’attendais pas à cette question et… Et je dois avouer que cela me rend joyeux. Je ne sais… Pas pourquoi. Excusez-moi, c’est vraiment déplacé… »


Le silence retomba sur les deux sorciers de Poudlard. Puis Elliot souffla doucement afin de chasser le restant de sa pression, bien décidé à prendre un peu de repos.

« Je vous rend votre Monstrueux Livre des Monstres, il se sent bien. »

Le rouquin se questionna ensuite intérieurement pour connaitre l’identité de celui qui lui faisait face. Il ne connaissait pas le nom de ses élèves, mise à part celui du Serdaigle : Jackson. De plus, ces deux jeunes gens ne faisaient pas partis de la même Maison, de quoi ajouter de l’inconnu en plus. Le professeur se releva alors, avec en tête la nourriture de son protégé couleur saphir. Il se rendit donc aux côtés de la cage avec de quoi manger dans une main et introduisit cela dans la demeure de fortune du petit animal. Pendant ce temps-là, il en profita pour questionner l’élève de Gryffondor.

« Excusez-moi… Mais je ne connais ni votre nom ni votre prénom. V-Vous êtes ? »

Mais Elliot Scamander ne tenait pas en place. De ce fait, il était attentif à ce que pouvait lui dire l’autre sorcier mais il s’était aussi rendu compte de la saleté présente sur sa chemise si blanche autrefois. La chute n’avait pas non plus épargné la veste à manches courtes, vraiment pas de quoi être présentable. Bien entendu, c’était le cadet des soucis de l’amoureux des bêtes. Si le blond n’avait pas été là, il n’aurait même pas prit la peine de se changer. Quand on passait son temps près des créatures, la terre, la boue et les traces d’herbe étaient régulières. Mais là, il n’était pas seul et c’était vraiment de très mauvais genre que de rester ainsi. Le seul problème : la cabane était une pièce unique. Donc ? Pour se changer, ce n’était pas la joie, ni la discrétion.

Le roux aux yeux vairons hésita donc un moment tandis qu’il examinait du regard son Billywig. D’un côté, étant très pudique, il ne se sentait pas capable de faire cela. Mais d’un côté, il risquait de salir les chaises et ce n’était tout bonnement pas acceptable. Et puis après ce que le professeur avait traversé en compagnie du français, ce n’était presque pas grand-chose. Il se tourna donc vers son invité, en essayant de ne pas le regarder dans les yeux.

« Je… Mes vêtements sont sales alors je vais…
…Excusez-moi un instant. »


Le Poufsouffle se déplaça à l’autre bout de la pièce et fouilla dans un meuble avec de grands tiroirs. Il en ressortit une chemise propre ainsi que sa robe noire de sorcier. Elliot déglutit, tournant le dos à l’autre homme. Il espérait que le blond n’allait pas poser son regard sur lui pendant ce temps-là. Enfin, secrètement, peut-être qu’il aurait aimé… Peut-être !
Scamander enleva donc ses dessus le plus rapidement possible. Son corps fut à moitié nu pendant un instant et il priait pour que le Gryffondor soit occupé ailleurs. Non pas qu’il ne voulait pas qu’il le regarde mais… C’était difficile à accepter. Pourtant, le gentil garçon n’avait pas à se plaindre physiquement. Il n’était pas bien musclé mais tout de même pas en reste. En fait, il était même bien dessiné pour quelqu’un de sa carrure. Comme quoi, l’habit ne faisait pas le sorcier. Bien entendu, son élève de tout à l’heure ne pouvait voir que le dos du rouquin, pâlot.

Il pouvait donc voir une silhouette fine mais détaillée. Les épaules étaient également parsemées de taches de rousseurs ci-et-là et pour compléter le tout, Scamander possédait des égratignures à quelques endroits. Il s’agissait de griffures ou de morsures superficielles. S’occuper des créatures n’était pas de tout repos mais cela permettait de garder la ligne un minimum. Il n’avait pas spécialement d’abdominaux mais une poitrine travaillée. Mais cela, le blond ne pouvait pas le voir de toute manière.

Finalement, Le Poufsouffle acheva de se changer et il se sentait mieux vis-à-vis de son invité. Cela ne devait pas être très classe et pouvait mettre mal à l’aise l’élève du Lion. Cependant, le rouquin ne savait pas quoi dire de plus. Son problème avec les autres êtres humains l’empêchait de discuter de tout et de rien. Beaucoup de personnes le trouvaient étrange et un peu froid. Mais Elliot avait un grand cœur, simplement, il était incapable d’exprimer correctement ses sentiments avec les autres. En revanche, c’était autre chose avec ses animaux adorés. Ce n’était plus le même sorcier !

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Stephen Enjolras
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Ven 30 Déc - 15:57
Pour toute réponse, le petit Poufsouffle s'esclaffa légèrement, tentant vainement de contenir son hilarité. On voyait que le pauvre faisait de son mieux, mais quelques petits bruits discrets arrivaient encore à sortir de sa bouche. Son visage était néanmoins crispé, comme sous l'effet du stress. Cette question visiblement cocasse avait eu pour effet d'évacuer la tension de la personne, même si elle essayait de ne pas paraître trop impoli. Au moins, le rouquin était un peu plus détendu, ce qui était rassurant.

Mais Stephen le regardait de manière un peu surprise et sceptique. Est-ce qu'il avait dit quelque chose de drôle ? Pourtant, le plus vieux venait de sous-entendre la mort du Billywig, un sujet franchement pas amusant, et surtout pour le connaisseur. Le gentil Blaireau devait tenir énormément à ses bestioles, vu l'énergie et la joie qu'il y mettait lorsqu'il en parlait. Alors sa réaction soudaine étonnait quelque peu le plus grand des deux.

Heureusement, le dénommé Elliot réussit à se calmer rapidement. Le professeur rassura le Gryffondor, « Wizgy », tel était le nom de la bête saphir, pouvait effectivement survivre avec la perte de son dard. Une vague de soulagement se répandit dans le blondinet, qui commençait alors à se relâcher. Scamander n'avait pas voulu être offensant envers cette question de débutant, mais c'est vrai que pour un expert tel que lui, l'interrogation devait faire rire. Stephen se rendit alors compte du caractère exagérément sérieux de sa phrase, et cela le faisait à présent sourire, surtout face à un rouquin qui avait eu du mal à s'arrêter.

Celui-ci cependant s'excusa platement, compte tenu de son geste plutôt déplacé. Au moins, cette question l'avait apparemment rendu joyeux, ce qui rassura l'homme aux yeux bleus. Il ne tenait pas rigueur de ce petit moment d'égarement du Poufsouffle. En effet, Enjolras voyait que ce-dernier était vraiment sincère lorsqu'il s'excusait, et qu'il s'en voulait. Certes, c'était un manque de politesse certain, mais les deux hommes étaient à présent un peu plus que de simples connaissances non ? De ce fait, cette situation amusait aussi le Français, bien content de voir l'autre exprimer ses émotions plus librement.

Une fois l'effervescence passée, le silence retomba dans l'unique pièce. Le sorcier habillé de noir ne savait pas trop quoi faire. Il regardait son hôte sans trop d'intérêt, ayant peur de le remettre mal à l'aise si il le fixer trop intensément. Finalement, Scamander poussa un léger soupir, que le plus vieux prit pour le début de lassitude. Enjolras se sentit alors mal. Est-ce que le Gryffondor était ennuyant, voire même encombrant. Heureusement cela ne devait pas être le cas car le jeune homme à la chevelure ardente rendit le Monstrueux Livre des Monstres à son propriétaire avec un sourire discret. Le Français lui sourit en retour en le remerciant.

Il installa confortablement le bouquin sur ses jambes. La première fois que le jeune homme l'avait vu, il était vrai qu'il n'était pas vraiment emballé par l'idée. Mais après une plus juste introspection de la créature, Stephen l'avait trouvé adorable. Tout comme le rouquin. A cette pensée, le sorcier releva la tête en direction dudit rouquin. Mais celui-ci fixait son invité avec un air un peu effacé, comme si il réfléchissait intensément. Le blond détourna le regard, légèrement embarrassé par les yeux insistants du professeur. Cela ne dura néanmoins qu'une seconde, puisque l'instant d'après le gentil Poufsouffle se relevait pour nourrir le Billywig.

Finalement, le plus jeune prit la parole. Il demanda à connaître l'identité du blondinet. Evidemment ! Enjolras s'en serait frappé la tête contre le mur tellement c'était évident. Comment n'avait-il pas pu penser à se décliner auparavant ?! Le pauvre professeur avait affaire à un inconnu depuis le début, et c'était quelque peu dérangeant. Le bouclé tacha de remédier à cette barrière séparant les deux garçons, à savoir l'anonymat de l'un d'eux.

« O-oh bien sûr, pardonnez-moi ! My name is Stephen, Stephen Enjolras. As you can see, je suis un élève de troisième année chez Gryffondor. »

Simple, mais efficace. Pourtant, Elliot semblait préoccupé par quelque chose, même si il s'efforçait d'écouter la réponse du blondinet. Son attention était porté sur sa chemise sale. Après une longue inspection, le garçon aux yeux bicolores se tourna timidement vers celui qui venait de se présenter. Il expliqua que ses vêtements étaient sales, puis s'excusa. Il n'en fallait pas plus pour comprendre où le jeune homme voulait en venir. Enjolras lui aurait bien dit que ce n'était pas la peine (car il s'agissait de se montrer présentable devant un invité) mais trop tard, l'autre sorcier s'était déjà déplacé jusqu'à une commode au fond de la pièce.

Scamander se saisit d'une nouvelle chemise, puis tourna promptement le dos au Gryffondor. Le message était clair : Le Poufsouffle ne souhaitait vraisemblablement pas qu'on le regarde pendant qu'il se change. Mais malheureusement, le Français n'arrivait tout simplement pas à détourner le regard. Il savait que ce qu'il faisait n'était pas respectueux ni poli, mais toute raison l'avait quitté lorsque le torse du rouquin fut mis à nu. Bien sûr, de la où il était, Stephen ne voyait que le côté plat du buste, à savoir le dos. Mais c'était déjà suffisant.

La peau pâlotte du sorcier fit frémir le plus vieux, même si ce n'était l'espace que d'une poignée de secondes. La présence de quelques tâches de rousseur apportait un peu de vie dans ce tableau épuré. Par-ci et par-là, quelques égratignures discrètes renforçaient la vision paradisiaque qu'offrait l'arrière du corps du Poufsouffle. Et cette chair qui semblait délicieusement douce au touché, le blond n'en aurait fait qu'une bouchée… Mais à quoi pensait-il ?! Il fallait qu'il se reprenne nom de Dieu !

Le regard d'Enjolras obliqua immédiatement sur une autre partie de la demeure. Il ne savait pas et surtout ne comprenait pas pourquoi il vener de penser une chose pareille ! Il avait heureusement réussit à se détourner le regard pour arrêter le massacre. Ce qu'il avait honte à présent ! Le blond n'arrivait même plus à regarder son homologue. Pourtant il fut bien obligé de confronter son visage lorsque le rouquin s'installa sur la chaise en face. N'y tenant plus, Enjolras tenta de s'exprimer du mieux qu'il pouvait tout en se relevant. Son Monstrueux Livre des Monstres à la main, le jeune homme commençait rapidement à se diriger vers la porte tout en parlant, les joues en feu.

« Je… Je dois y-y aller… Pard- je ne voulais pas… M-merci beau-beaucoup mais il faut que je… P-parte à présent. Au revoir.»

Décidément, il n'y avait que ce mystérieux Poufsouffle qui arrivait à lui faire perdre les pédales...

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Elliot Scamander
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Ven 30 Déc - 20:29
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Elliot Scamander

Stephen Enjolras

Elliot avait entendu les paroles de l’autre sorcier tandis qu’il était parti pour se changer. Ainsi, il avait à ses côtés Stephen Enjolras, troisième année de Gryffondor. Le rouquin n’avait rien dit, trop occupé à mettre ses nouveaux vêtements propres. Mais il était tout de même étonné de voir que le blond n’était qu’en troisième année. Scamander ne savait pas quel âge avait ce fameux Enjolras, mais il était assurément plus vieux que lui-même. Néanmoins, le professeur ne se questionna pas plus longtemps car cela n’était pas si surprenant. Il y avait beaucoup de nouveaux sorciers à cette rentrée, de tout âge et de toute origine. Le français n’avait probablement pas eu le temps de s’entrainer aux sortilèges correctement, comme ce fut le cas pour celui aux yeux vairons. Mais Elliot avait eu au moins la chance d’avoir des parents du monde magique, qui plus est, ils élevaient des Hippogriffes et quelques autres petites créatures.

Le Poufsouffle se demanda alors si son collègue avait des parents sorciers. Il ne pouvait pas le savoir à moins de lire dans les pensées comme un Legilimens ou de demander, tout simplement, au Lion d’Or. Cependant, le jeune homme savait que cette question était parfois délicate. En effet, Stephen pouvait venir d’une famille Moldu, et dans ce cas-là, peut-être qu’il ne voudrait pas s’étendre d’avantage. Il pouvait même choisir de mentir… Bref, impossible de connaitre la vérité à cette interrogation, à moins d’être le Directeur ou un sorcier liseur d’esprit.
Enfin, tout cela n’était pas important. Le plus important était de savoir comment son invité avait réagi en voyant le sorcier à moitié nu. Il se décida donc à aller se rasseoir, dans le silence total.

Malheureusement, l’élève de Gryffondor semblait perturbé, visiblement gêné. Scamander s’en voulait : il n’aurait pas dû et il le savait. Mais pourtant, il l’avait fait. Qu’est-ce qui pouvait bien avoir poussé le rouquin à se déshabiller en présence d’un autre être masculin ? L’intéressé avait bien une réponse mais il chassa rapidement cette dernière de sa tête. Le problème était toujours là, Enjolras ne semblait plus à sa place. L’inévitable ne tarda pas à se réaliser : le français se releva avec difficulté, prenant son livre avec lui et il se dirigea vers la porte en bois. Il bégaya ensuite quelque chose et Elliot sentait bien que quelque chose n’allait pas. Il n’avait pas vu le blond ainsi depuis le début de leur rencontre.

Que pouvait donc faire le sorcier roux ? Le laissait tranquille ou l’empêcher de s’en allait ? Oh, bien entendu, ce n’était pas pour retenir prisonnier ce pauvre Enjolras. Simplement, le professeur s’inquiétait toujours autant de l’état de santé de sa nouvelle connaissance. S’il arrivait quelque chose à l’élève de Gryffondor, il s’en voudrait tout sa vie. Et puis, il fallait dire que le rouquin aux yeux bicolores était attristé de la réaction de l’autre humain. Il ne l’avait pas senti venir et il s’en voulait terriblement. Stephen était bien trop perturbé pour vouloir rester alors que le descendant de Newton faisait de son mieux pour prendre soin de lui.

Alors, sans réfléchir, le professeur de Soins se releva d’un seul coup à la vue du sorcier qui partait. Cependant, il s’était relevé bien trop rapidement et l’un de ses genoux venait de heurter avec force le bord de la table. Si la douleur traversa le corps du Poufsouffle, il crissa des dents et secoua l’un de ses mains dans l’espoir de faire passer son souci plus rapidement. C’était bien entendu inutile mais qu’importe. L’autre problème était qu’en faisant cela, il venait de renverser la cage du Billywig mais par chance, la porte n’était pas ouverte.
Mais… Ce n’était pas tout. Il restait encore quelques fioles dans un coin du meuble et ces dernières venaient de se renverser.

Les yeux du rouquin montraient très bien son affolement. Les mixtures qui attendaient sagement-là n’étaient pas prêtes et cela pouvait être dangereux… Scamander se précipita pour tenter de réparer son erreur mais il absorba beaucoup de vapeur. Désormais, le pauvre professeur avait la tête qui tournait. Il réussit tout de même à ouvrir une vielle fenêtre afin qu’Enjolras puisse s’en sortir. Le rouquin porta ensuite l’une de ses mains à sa tête, espérant faire taire les bruits dans sa tête. Le jeune homme fit ensuite signe à son élève que tout allait bien mais c’était un mensonge. Quand une potion explosait, ou se renversait à certains moments de sa confection, il pouvait parfois y avoir des complications pour ceux qui se trouvaient à proximité. C’était pour cette raison particulière que les professeurs de Potions faisaient en sorte de nettoyer très rapidement l’erreur d’un sorcier.

« Ca va… Ca va aller. Je suis-su…

Désolé, vous pouvez partir. Uuh… »


A peine Scamander eu terminé sa phrase qu’il tomba à la renverse. Heureusement, le mur avait été là pour lui servir d’appui et il était à présent sur son derrière, les jambes tendues et tremblantes.

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Stephen Enjolras
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Ven 30 Déc - 22:10
Voilà, les deux hommes allaient enfin se séparer, et ne se revoir qu'au prochain cours probablement. Le Gryffondor réfléchissait tandis qu'il parcourait lentement la distance qui le séparait de la sortie. Si le troisième année ne voulait déranger plus longtemps son hôte, il restait que cela l'ennuyait quelque peu. Tout cela à cause d'une stupide pensée déplacée ! Malheureusement, celle-ci avait grandement affecté le blond, qui ne pouvait tout simplement plus faire comme si de rien n'était. Après tout, un homme qui se change, ça n'a rien de très dérangeant de prime abord. Stephen en avait déjà vu et en verra encore, c'était pas ça le problème. Non, le problème c'était la personne qui s'était déshabillée.

Ce rouquin, son professeur de Soins aux Créatures Magiques… Peut-être le sorcier était-il sous l'emprise d'un sort ? Ou d'autre chose encore. Mais quand l'homme aux cheveux bouclés posait ses yeux sur l'élève de Poufsouffle, il sentais que quelque chose était différent. Il avait envie de le connaître, de le découvrir plus que n'importe quelle autre personne. Mais le dialogue avait décidément du mal à prendre entre les deux être magiques. Il faut dire que cette journée, c'était un peu comme tomber de Charybde en Scylla. La chance n'était pas de  leur côté depuis qu'ils s'étaient croisés pour la première fois. Et ce n'était pas maintenant que cela allait s'arranger.

En effet, alors que le Français atteignait la porte de bois, un bruit rapide et puissant le fit réagir. Le bruit de verre brisé emplissait déjà la pièce lorsque Stephen se retourna immédiatement. La douleur, mais surtout la panique pouvaient se lire sur le visage d'Elliot, qui se précipitait pour nettoyer le chantier. Un coup d'oeil éclair informait le blondinet que la cage du Billywig avait été renversée, il en allait sûrement de même avec les potions, qui laissaient à présent leur vapeur se répandre. Cette vision ne lui disait rien qui vaille, et un sentiment de malaise s'empara du plus vieux lorsqu'il vit Scamander au plus près du possible danger.

Sans attendre, Enjolras posa son Monstrueux Livre des Monstres sur un meuble juste à côté, là où reposait la grande écharpe du professeur. Le garçon aux cheveux roux venait de se redresser pour ouvrir une fenêtre devant lui, mais son corps tanguait dangereusement alors que le Poufsouffle portait une main à son crâne. Il venait probablement d'inhaler de la fumée malveillante. La peur panique prit aux tripes le Gryffondor tandis que l'autre sorcier se voulait rassurant, seulement pour s'écrouler sur le mur le plus proche. L'instinct du Français prit automatiquement le dessus à la vue de son professeur à terre, immobile.

Heureusement, il lui restait un éclair du lucidité avant de passer à l'action. Malgré un accès vers l'extérieur, les relents des mixtures ne désemplissaient presque pas, et s'attaquaient depuis leur libération au pauvre rouquin qui avait fini par s'évanouir. Alors Stephen remonta sa robe de sorcier au maximum pour protéger la partie basse du visage. Il devait à tout prix éviter de respirer les fumées toxiques si il désirait pouvoir sauver l'inconscient.

Une fois protégé comme il pouvait, le sorcier se précipita au chevet du blessé, en essayant contrôler sa respiration pour éviter tout risque. Le rouquin tremblait de partout, ses yeux bicolores étaient clos et son doux visage était crispé. Il ne fallait pas perdre une seconde de plus ! Enjolras saisit le corps du Poufsouffle par les aisselles. Il lui fallait traîner le pauvre professeur afin d'éviter de faire plus d'effort que nécessaire et de dérégler un rythme respiratoire qui se voulait lent le plus possible. Malheureusement, une robe de sorcier n'était pas la meilleure des barrières face à des effluves toxiques, et le Gryffondor ne put s'empêcher d'avaler lui aussi de la vapeur.

Sa vision se faisait légèrement trouble alors qu'il grognait sous l'effort de tractation de son hôte. Par réflexe, le blond couvrit le visage du Poufsouffle de sa main droite pour le protéger. Au moins, ce corps frêle n'était pas compliqué à déplacer. De ce fait, les deux hommes sortirent rapidement de la cabane enfumée. Stephen plaça sa connaissance bien à plat pour l'aider à mieux respirer. Lui aussi en profita pour prendre une grande bouffée d'air avant de retourner son attention vers l'homme inconscient.

Celui-ci semblait reprendre des couleurs et voir son pouls revenir à un niveau convenable. Mais pour s'assurer que tout allait bien, le Français retira le tissu du visage et pencha sa tête sur la poitrine du rouquin. Dans le stress de la situation, Stephen n'avait même pas conscience de ce contact avec Scamander. Il était bien trop occupé à écouter les battements lents, mais puissants qui émanaient du sorcier pour être gêner par tant de proximité. Pour voir si le pauvre garçon commençait à refaire surface, le Gryffondor s'empressa de lui parler.

« Sir are you alright ? Can you hear me ? Can you move or talk ? Can you breath easily ? »

Soudainement, l'excitation et la tension de revoir Elliot s'éveiller tout doucement se transforma en une profonde peur lorsque le blond réalisa quelque chose : Le Billywig et le Monstrueux Livre des Monstres étaient toujours à l'intérieur.

Sans réfléchir, l'homme de la Maison rouge se rua à l'intérieur de la cabane. Il repéra immédiatement la cage de la pauvre créature ainsi que le bouquin qu'il avait déposé sur un meuble. L'insecte saphir émettait des petits bruits apeurés tandis que le sorcier s'emparait de la cage. L'air était néanmoins toujours toxique et lourd, et soudainement une terrible quinte de toux frappa le jeune homme. Il réussit tout de même à courir vers la sortie en empoignant le livre velu d'une main crispée. Puis les trois êtres s'échappèrent enfin de l'infâme piège.

Enjolras s'écroula à terre avec les deux bestioles, juste à côté du rouquin. Il prenait de grandes respirations, mais sa gorge le brûlait atrocement et sa tête lui faisait un mal de chien. Le blond arriva cependant à se concentrer sur le plus mal en point des deux, à savoir Elliot Scamander, qui reprenait à présent lentement connaissance...

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Elliot Scamander
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Ven 30 Déc - 22:56
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Elliot Scamander

Stephen Enjolras

Quelle erreur incroyable. Ce n’était vraiment pas fait exprès, plutôt le fruit du hasard mais le rouquin en avait assez. Cette journée était terrible pour lui et pour Stephen Enjolras. Mais là, c’était le bouquet. Des potions renversées, des récipients éclatés et de la fumée toxique, que demandait de plus ? Oh. Avoir un élève de Gryffondor dans sa cabane, ainsi qu’un animal et un livre vivant. Parfait, quel magnifique tableau. Si Elliot n’avait pas sombré dans l’inconscience, il aurait pesté dans son esprit contre sa propre personne. Cependant, tout était noir pour le moment. Avant que ses yeux fatigués ne se ferment, il avait vu le blond se précipiter vers lui. Mince, ce n’était pas ce qu’avait voulu Scamander.

Le sorcier roux resta plusieurs minutes dans le vide total, incapable de penser, incapable de se sentir vivant. Un sommeil profond en somme. Heureusement, Stephen avait été là pour le secourir en déplaçant son corps hors de la cabane. Mais ce dernier n’allait certainement pas s’en sortir indemne, les vapeurs n’épargnaient personne. La respiration du professeur était inquiétante : lente et profonde, comme s’il était impossible pour lui de respirer suffisamment. Ce n’était pas facile de cerner son état actuel. Finalement, il n’y avait rien que le Gryffondor pouvait faire. Mise à part aller sauver les créatures vivantes, ce qu’il fit héroïquement. Il faisait partie de la bonne Maison, assurément…

Enfin, un peu après, Elliot Scamander rouvrit doucement ses yeux vairons. Il sentait son cerveau devenir de nouveau opérationnel, ses bras et ses jambes lui revenaient. Le rouquin n’attendait alors qu’une seule chose : pouvoir vérifier que tout allait bien, mais il était encore trop faible. Alors il se mit à respirer du mieux qu’il le pouvait, calmant son métabolisme par la même occasion. Heureusement, les potions n’étaient pas très puissantes alors les effets des vapeurs n’allaient pas être trop profonds. Une chance ! Autrement, les deux sorciers auraient pu perdre la vie. Soudain, le professeur de Soins capta quelque chose. Un bruit. Un cri. C’était tout petit… C’était son Billywig qui s’inquiétait. Cela eut le même effet qu’un remontant pour Elliot.

Il recouvrit sa raison et se redressa difficilement. Il dégagea ses cheveux qui étaient plaqués sur son front, ne réalisant pas tout de suite l’état de la situation. Le jeune homme chercha ensuite du regard sa créature saphir et la trouva. Il vit aussi le Monstrueux Livre des Monstres, et il n’y avait pas que lui. Stephen était aux côtés de l’apprenti magizoologiste. Cependant, il y avait un problème. Ce dernier était en train de cracher ses poumons. Le sang du rouquin ne fit qu’un tour dans sa tête, achevant de le réveiller totalement. Le Poufsouffle se pencha sur sa nouvelle connaissance, très inquiet, l’aidant à se redresser.

Il n’y avait pas de problème d’asphyxie, simplement une irritation due aux fumées. Le cas du Gryffondor n’était pas urgent mais il devait souffrir. Scamander n’avait pas beaucoup de solution en poche : la plus simple lui vint en premier. Le sorcier roux se releva rapidement et indiqua à Enjolras qu’il allait être de retour très rapidement. Ensuite, sa tête lui fit mal, il se sentait même repartir dans l’inconscience. Heureusement, le destin en décida autrement, et après une grande bouffée d’air, le professeur était d’attaque. Il se rendit donc dans sa seconde demeure, vérifiant bien avant d’entrer que les vapeurs n’étaient plus. C’était vraiment un miracle que la cabane soit située en extérieur, loin du reste.

Une fois à l’intérieur, le sorcier de Poufsouffle jeta un œil rapide sur l’ensemble. Mise à part la table qui avait subi des dégâts, tout semblait tranquille. Le jeune homme vérifia tout de même l’état de son écharpe et de quelques livres qui passaient à sa portée. Néanmoins, il n’avait clairement pas le temps de tout regarder en détail. Si Stephen ne devait pas être en danger, il ne fallait pas négliger sa santé pour autant. Alors, le rouquin se dépêcha de prendre ce qu’il était venu chercher et ressortit aussitôt. Elliot revint auprès de celui qui lui avait probablement sauver la vie et il s’accroupit en face du blessé. Il pointa ensuite sa baguette qu’il venait d’aller chercher et murmura un sortilège :

« Episkey… »

Le bout de la baguette magique s’illumina un court instant et la blessure du blond devait être guérie. Il n’y avait rien de grave, alors un petit sortilège de soin comme celui-ci devait faire l’affaire. Ensuite, le silence retomba sur les deux sorciers, comme tout à l’heure. Il leur fallait un peu de temps pour se remettre de leurs émotions. Le vent frais soufflait tranquillement, pas gêné pour un sous. Le Billywig était redevenu calme, tout comme l’ouvrage vivant. Encore une fois dans cette journée, le calme était revenu. Pour combien de temps ? Mais Elliot n’avait pas envie de penser à une nouvelle catastrophe. Il était heureux que rien de grave ne soit arrivé par sa faute. Et dire qu’au début, Stephen voulait simplement partir…

Cependant, Scamander était content au fond de lui. Sa maladresse lui avait permis de passer plus de temps avec le français, et il fallait le dire, il y avait quelque chose entre ses deux-là. Puis, lorsque le Poufsouffle posa son regard précieux sur l’autre sorcier, il ressentit quelque chose de profond. Comme une envie de remercier la personne qu’il avait en face de lui, ce qui était tout à fait naturel. Mais plutôt que de se contenter de quelques paroles un peu vides, Elliot avait une autre idée. Ou, pour être exact, il n’avait même pas réfléchit une seconde lorsque son corps tomba en avant sur celui du Gryffondor. Ce n’était pas une chute néanmoins, mais quelque chose de contrôlé. En effet, l’amoureux des créatures enlaçait le bouclé tendrement. Bien entendu, le jeune homme était parfois secoué d’un frisson. Tant à cause de la proximité que parce qu’il avait failli y rester. Et puis en fin de compte, il était bien là.

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